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En confinement avec… Olivier Colonna d’Istria

ActualitésFinance & Bourse

le 17 Avr 2020

Le président du directoire de la Socfim, la banque des promoteurs, Olivier Colonna d’Istria, reste, en ce temps de confinement, toujours au contact de ses clients. Il a accepté de nous livrer son histoire #EnConfinement.

Si vous souhaitez, vous aussi, nous raconter la vôtre : une adresse, redaction@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?

« Comme au bureau » ! Mais en plus dense et sans cravate.
Toute l’entreprise (130 personnes) est en télétravail depuis le 13 mars, nous avions eu la chance de nous équiper dès la période des grèves de décembre !

La journée commence par un petit « hello WhatsApp » au Codir vers 8 h30 pour lancer la journée avec une touche de fun et de dynamique, à la place du café sur la Plaza de notre siège du « 10 Grenelle ». Puis enchaînement de calls, visios avec clients, directeurs et Groupe BPCE selon les actualités.

Trois fois par semaine, tenue d’un Codir via Teams pour l’avancée globale de l’entreprise (la santé, le moral et l’activité des équipes) et les nouvelles du groupe (la finance, les orientations stratégiques, la refonte du budget 2020).

Tout au long de la journée, contacts personnalisés avec des membres de l’équipe pour compenser la distanciation, tenir la cohésion et, aussi, « sentir » ce qui se passe chez les collaborateurs isolés.

Et au milieu de tout cela, réfléchir aux conséquences à moyen et long terme de ce qui s’est passé sur notre modèle de développement, sur les nouvelles approches immobilières qui en découleront le cas échéant.

Quelques « breaks » pour prendre le pouls de la famille dans les différentes pièces et profiter d’instants ensemble avant de se retrouver le soir. Sans oublier les sorties du chien qui, lui, apprécie ce nouveau rythme de vie animé !

Bref, confiné, mais très actif. 

Où êtes-vous ?

 A Boulogne, près du bois, dans une maison : je ne peux pas me plaindre de ces conditions !

Au point que deux de nos enfants (déjà indépendants) sont venus « confiner » plus au large que dans leur appartement du centre de Paris ! Cela donne un air de vacances familiales studieuses, tous sont en télétravail dans des espaces dédiés : une vraie ruche !

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Pour la vie de tous les jours, un séjour donnant sur un espace extérieur et une grande cuisine pièce à vivre, lieu de rassemblement pour les poses. Pour travailler, j’ai un bureau aménagé sous les toits, clair et calme, entouré de livres et même pourvu d’un vélo d’appartement (que j’ai rapidement abandonné après quelques jours de bonne résolutions…). 

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je profite de ce moment pour relire une livre qui m’avait marqué il y a 30 ans, « Le Maître des Illusions » d’une grande romancière américaine (Donna Tartt). 700 pages, mais un vrai récit riche de personnalités complexes, dans une Amérique universitaire déchirée entre le conformisme et une équipe d’hellénistes hors de leur temps et pour tout dire un peu inquiétants.

Ensuite au programme, le grand roman russe de Gontcharov, Oblomov.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Pas très télé et encore moins séries. Une expérience toutefois intéressante regarder à la suite : Plein Soleil (1960 René Clément) – Le talentueux Mr Ripley’s (1999) qui raconte la même histoire avec deux styles très différents : le classique français et la mode hollywoodienne.

Un album de musique à nous conseiller ?

 Pour un matin dynamique, Fleetwood Mac album Dreams (oui, je sais, j’ai des goûts très 70’s).

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Pas de sport… mais beaucoup d’optimisme, de passion pour mon travail, d’amitiés entretenues et des racines familiales fortes (atavisme corse oblige). Les plaisirs de la table et de la bouteille, toujours avec modération et des produits de qualité.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Pour les confinés managers, gardez le contact en profondeur avec les équipes, même celles avec lesquelles vous n’êtes pas toujours directement en lien. C’est important pour la cohésion et pour tenir sur la distance ce confinement.

Restez au contact des clients, bien sûr sur pour l’activité courante, mais surtout pour le dialogue stratégique avec l’entreprise pour l’accompagner dans ses réflexions sur l’avenir. 

Une photo qui symbolise ou illustre pour vous le confinement

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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