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Evolis publie son baromètre du coworking au 1er trimestre

ActualitésBureaux

le 23 Avr 2020

Selon Evolis, « le marché du coworking pourrait bien tirer son épingle du jeu à plus ou moins long terme », même si, à court terme et comme toutes les entreprises, « les chiffres d’affaires des acteurs seront impactés ». En revanche, le conseil souligne qu’« une telle crise pourrait rappeler aux entreprises qu’avoir une visibilité long terme de la surface nécessaire n’est pas toujours facile » et qu’alors, « le coworking offre de la souplesse dans la surface occupée ». Par conséquent, « le nombre d’utilisateurs intéressés par le coworking risque donc d’augmenter ».

Les transactions au 1er trimestre 2020

Le nombre d’ouvertures d’espaces de coworking a connu une croissance exponentielle en 2019 avec 58 nouvelles adresses totalisant 178 000 m² placés. Au 1er trimestre 2020, l’activité semble plus calme avec seulement 7 nouvelles transactions pour seulement 14 000 m².

Plus de 80 % des transactions 2020 (en nombre) ont porté sur des surfaces inférieures à 5 000 m². La plus importante signature concerne Morning Coworking dans l’Hôtel de la Marine, avec plus de 6 000 m² de bureaux, loués à 880 euros (HT,HC)/m².

Le quartier central des affaires (QCA) continue d’attirer les coworkers (5 transactions sur 7). Aucune signature n’est recensée, pour le moment, au sein des autres arrondissements de la Capitale, ni en 1ère couronne. Startway a loué 2 600 m² à Issy-les-Moulineaux (92).

En recherche de flexibilité…

« L’essor du coworking va certainement connaître une accalmie en 2020, en raison du manque de visibilité dans les semaines ou les mois à venir. Les travailleurs indépendants ou entrepreneurs pourraient déserter ces espaces dans un premier temps, en raison de leurs difficultés financières.

Néanmoins, à plus long terme, les entreprises qui auront suspendu leurs projets, renégocier leurs baux, reporter leurs déménagements, ne vont-elles pas rechercher une certaine flexibilité pour ne pas revivre une telle période ?

En outre, nombreuses seront les sociétés qui se rendront compte que le télétravail fonctionne bien. Cela leur permettra de considérer le flex-office, afin de réduire le poste « immobilier » dans leurs budgets. Si les grands groupes ont déjà adopté le flex-office, il reste beaucoup de petites et moyennes entreprises qui étaient encore sceptiques…

Le coworking sera l’une des réponses à leurs besoins, avec un bail flexible, de courte durée, incluant de nombreux services. Dans tous les cas, les grands gagnants seront, sans aucun doute, ceux qui sauront proposer sur le marché des solutions flexibles en tout point ».

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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