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Foncière Inéa : chiffre d’affaires en hausse de 7,4 %

ActualitésBureaux

le 05 Mai 2020

Foncière Inea a réalisé, au premier trimestre, un chiffre d’affaires consolidé de 11,3 millions d’euros, en hausse de 7,4 %, grâce à l’entrée en exploitation de nouveaux actifs et à l’évolution favorable des loyers à périmètre constant.

Le taux de recouvrement des échéances du deuxième trimestre 2020 s’élève à 91 %, soit la moyenne constatée depuis 2014 ; en dehors des grands comptes qui constituent près de 75 % du portefeuille de Foncière Inéa, les retards de paiement s’élèvent à 3,8 % des échéances de loyers du deuxième trimestre 2020, dont 0,8 % lié aux suspensions de loyers consenties.

Un dividende de 2,50 euros par action (soit 14 % de hausse, avec un rendement de 6,4 %) sera bien proposé à la prochaine assemblée générale du  10 juin 2020.

Les résultats enregistrés depuis janvier sur notre portefeuille immobilier sont solides à l’aune de la crise actuelle. La qualité des actifs et des locataires, le caractère neuf et performant des biens, ainsi que les métriques économiques (loyer/m², prix d’acquisition/m²) observés sur les marchés régionaux expliquent la résilience du portefeuille de Foncière Inéa. Même s’il faut rester prudents et humbles face à cette crise, nul doute qu’elle sera un catalyseur de changements sociétaux profonds, au regard desquels le développement immobilier des grandes métropoles régionales françaises a tout son sens.

Philippe Rosio, président-directeur général de Foncière Inéa

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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