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Icade fixe son dividende 2019 à 4,01 euros bruts par action

ActualitésFinance & Bourse

le 24 Avr 2020

Frédéric Thomas et Olivier Wigniolle

Icade a tenu son assemblée générale mixte à huis-clos en raison de la crise sanitaire, avec la participation de 1 175 actionnaires et sous la présidence de Frédéric Thomas, président du conseil d’administration. Le dividende a notamment été fixé, au titre de l’exercice 2019, à 4,01 euros brut par action ; un acompte sur dividende de 2,41 euros a déjà été payé le 6 mars, tandis que le solde sera versé le 8 juillet 2020.

Les revenus de la foncière tertiaire au premier trimestre 2020 sont en hausse de 5,7 % sur les bureaux et parcs d’affaires (de 2,9 % à périmètre constant), tandis que ceux de la foncière santé voient leurs loyers croître de 15,3 % (1,7 % à périmètre constant). Le « backlog » atteint 1,3 milliard d’euros, en hausse de 3,7 %, tandis que le chiffre d’affaires de la promotion, fortement impacté par la crise sanitaire, plonge de 32 %, atteignant 101 millions d’euros. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 271,9 millions d’euros, en baisse de 10 % par rapport au premier trimestre 2019, tandis que les investissements cumulés se montent à 61 millions d’euros, contre 108,3 millions au premier trimestre 2019. Le taux d’occupation financier s’établit, au 31 mars 2020, à 91,6 %.

Les comptes sociaux et les comptes consolidés de l’exercice 2019 ont également été approuvés, tout comme la nomination privisoire de Marianne Louradour, Olivier Fabas et Laurence Giraudon au conseil d’administration, tandis que les mandats de Frédéric Thomas, Georges Ralli, Marie-Christine Lambert, Florence Péronnau et Laurence Giraudon ont été renouvelés.

Icade insiste sur sa solidité, rappelle avoir renoncé à ses loyers pour les TPE pour le deuxième trimestre 2020 et que ses livraisons attendues sur 2020 et 2021 sont précommercialisées à 62 %.

Dans le prolongement de la bonne dynamique sur le quatrième trimestre 2019, l’année 2020 avait démarré de manière satisfaisante pour l’activité de nos deux foncières, avec des revenus locatifs en croissance de près de 8 %. L’activité de promotion a subi dès le mois de mars les premiers effets sensibles de la crise Covid-19. Depuis le début de la crise, Icade est réactive et applique avec beaucoup de rigueur l’ensemble des dispositions prises par le gouvernement. Grâce à la mobilisation sans faille de nos collaborateurs, nous gérons au mieux cette crise sanitaire et économique. Les récentes signatures de baux sur la foncière tertiaire, d’une promesse d’achat sur la foncière santé et de ventes de logements sur la promotion, 100% digitales, témoignent de notre capacité d’adaptation. Les effets de la crise sur l’année 2020 seront très vraisemblablement matériels ; mais, nous sommes optimistes pour l’avenir : il y aura un « jour d’après » et Icade s’y prépare déjà.

Olivier Wigniolle, CEO d'Icade

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 11/10/2021

Bureaux : le locatif redresse la tête…

Réagissant à la publication, la semaine dernière, des indicateurs Immostat pour le marché locatif tertiaire francilien (1 207 900 m2 commercialisés sur les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 32 % par rapport à la même période de 2020), Eric Siesse fait remarquer que, néanmoins, ce résultat « reste en deçà de sa moyenne long terme (- 25 %) ».

Mais le directeur général adjoint en charge du pôle bureaux location Ile-de-France de BNP Paribas Real Estate Transaction France souligne également que « le marché des grandes surfaces (plus de 5 000 m2) confirme son rebond, totalisant 340 000 m2 pour 36 transactions (par rapport à 15 un an auparavant) ». Ou encore que « de son côté, le créneau des petites et moyennes surfaces se caractérise par une résilience accrue avec 868 000 m2 placés, en retrait de seulement 12 % sur la moyenne long terme ». 

Chez CBRE, Alexandre Fontaine, « executive director » bureaux Ile-de-France, fait valoir que « si l’activité reste encore en deçà de sa moyenne de longue période, l’écart se réduit progressivement, soulignant les besoins immobiliers des utilisateurs dans cette phase de reprise économique et de (re)création d’emplois ». La société de conseil précise : « souvent animée par une réduction de mètres carrés, la demande placée porte, elle aussi, davantage sur des espaces plus efficients et des localisations centrales bien desservies. Les immeubles neufs ou restructurés sont privilégiés, plus à même de répondre aux nouveaux enjeux d’aménagement, autour du flex office et du collaboratif »…

Une évolution de la demande soulignée chez JLL. Face aux résultats, le conseil estime que « la reprise observée au cours des derniers mois sur le marché locatif se confirme ». Surtout, Marie-Laure Leclercq de Sousa note que « tous les projets des grands groupes pour lesquels nous travaillons actuellement s’articulent autour de deux questions majeures que sont la réduction de surfaces et la rétention des talents ». La directrice du département « leasing markets advisory » de JLL précisant que « nombre de grandes entreprises ont, en effet, des consignes de leur direction internationale pour faire des économies et, dotées d’organes de représentation du personnel, elles ont déjà mis en place des jours réguliers de télétravail. Cela aboutit à une réduction marquée des surfaces prises à bail aujourd’hui. En parallèle, le souhait de garder leurs talents les oriente vers des actifs de bonne qualité, dotés de hauts niveaux de service, et bien localisés ». A ce propos, JLL relève que « la recherche de centralité pousse naturellement les entreprises à porter leur choix vers les secteurs les plus centraux et les mieux desservis en transports en commun ; le quartier central des affaires, les arrondissements centraux de Paris et La Défense affichent, ainsi, un niveau d’activité conforme à leur moyenne de long terme, alors que sur la plupart des autres secteurs, l’écart est toujours de l’ordre de 40 %, en moyenne »…

Finalement, dans ce marché où l’offre et les valeurs locatives ont, parallèlement, tendance à se stabiliser, les anticipations pour l’ensemble de l’année sont, du coup, mieux orientées. Ainsi, « après un certain attentisme, une reprise graduelle des projets immobiliers selon la typologie et la taille des utilisateurs s’est bel et bien amorcée afin de répondre aux nombreux enjeux des directions générales. Au final, le volume des transactions pourrait dépasser les 1,7 million de mètres carrés placés sur l’ensemble de l’année 2021, puis retrouver le seuil symbolique des 2 millions de mètres carrés à horizon 2022 » estime Eric Siesse chez BNP Paribas Real Estate. Un avis partagé par Marie-Laure Leclercq de Sousa chez JLL pour qui « au regard du niveau d’activité atteint à fin septembre et des sujets sur lesquels nous travaillons actuellement, nous anticipons à présent une demande placée d’1,7 million de mètres carrés en 2021, voire davantage selon la comptabilisation ou non de gros mouvements qui nécessitent l’accord des IRP ou des autorisations administratives »… D’ailleurs, chez CBRE, Alexandre Fontaine considère, effectivement, qu’« il est fort à parier que l’atterrissage de la demande placée autour de 1,6/1,7 million de mètres carrés ne reflètera pas pleinement le dynamisme du marché impulsé par une reprise économique plus favorable qu’initialement prévue »…

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