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« Immoscopie » avec Marc-Antoine Jamet (LVMH)

ActualitésBureaux

le 18 Fév 2021

Secrétaire général de LVMH et directeur immobilier du Groupe, numéro 1 mondial du luxe, Marc-Antoine Jamet est également maire de Val-de-Reuil, conseiller régional de Normandie, président du Jardin d’Acclimatation (entre autres…) et, depuis 2018, président du Cercle Pierres d’Or. Dans notre série « Immoscopie », il se confie au micro de Pascal Bonnefille…

Les professionnels le connaissent bien dans son métier de directeur immobilier du groupe LVMH, au titre duquel il a reçu rien moins que trois « Pierres d’Or » (2008, 2013 et 2018) ;  un « Trophée Logement et Territoires », dans la catégorie « Territoire » en 2016,  et, bien sûr, en qualité de président du Cercle Pierres d’Or. Mais le connaissent-ils vraiment ?
Cet « Immoscopie » intimiste de Marc-Antoine Jamet révèle une profonde tendresse pour son grand-père, l’écrivain Claude Jamet. Il décrit son père, Dominique, le célèbre journaliste écrivain, comme étant « imprévisible » ; évoque ses (brillantes) études et ses choix politiques…

De l’enfance à la Samaritaine : 53 minutes émouvantes, drôles et passionnantes !

« Immoscopie » – Marc-Antoine Jamet – février 2021 – ci-dessous :

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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