Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Le Choix Immoweek : Le « Philanthro-Lab »,...

Le Choix Immoweek : Le « Philanthro-Lab », premier incubateur philanthropique, nous ouvre ses portes…

ActualitésGreen & Innovations

le 23 Sep 2021

Réinventer la philanthropie en ré-enchantant l’hôtel particulier situé rue de la Bûcherie, à Paris (5ème), c’est le pari audacieux que s’est lancé Philippe Journo, président fondateur de la Compagnie de Phalsbourg, promoteur spécialisé dans les centres commerciaux et mécène reconnu, en lançant le « Philanthro-Lab ».

Ce « laboratoire de la générosité » qui s’apprête à ouvrir ses portes au public en plein cœur de Paris, au 13-17, rue de la Bûcherie, a une vocation : héberger des associations non lucratives, des porteurs de projets, des mécènes et des philanthropes, pour les accompagner, leur permettre d’échanger et de se développer. La « Station F » du mécénat se veut ainsi à la fois incubateur de projets d’intérêt général, lieu de rencontres, mais aussi espace d’expositions et de conférences.

Réinventer Paris

Tout est né d’une candidature déposée en 2014, en réponse à l’appel à projets « Réinventer Paris », lancé par la Mairie de Paris. Philippe Journo n’hésite pas une seconde et saute le pas. Le projet est titanesque. Pour rénover et réaménager les quelques 2 000 m2 de cet ancien hôtel particulier, 16 millions d’euros ont été déboursés. Au total, avec l’acquisition du bâtiment, la facture s’élève à 40 millions d’euros. Il faut dire que ce lieu datant du 15ème siècle est adepte des transformations d’envergure. Au fil des siècles, ce bâtiment a enchainé les métamorphoses, hébergeant tour à tour une faculté de médecine, un lavoir, un cabaret, des logements, une bibliothèque et même une maison close…

Aujourd’hui, rénové dans les règles de l’art par le cabinet d’architectes Perrot & Richard et le designer Ramy Fischler de l’agence RF Studio, le bâtiment est difficilement comparable à ce qu’il était quelques années plus tôt, lorsque régnaient moquettes et faux plafonds, sous l’occupation de son dernier locataire, l’Agospap, le comité d’entreprise de l’AP-HP et de la Mairie de Paris.

Le rez-de-chaussée, avec ses vastes pièces à colonnes, sa cheminée re-découverte sous la pierre, son amphithéâtre justement appelé « la rotonde », son jardin de plantes médicinales, est un lieu voué à accueillir une programmation d’expositions, de débat, d’animations… Au fur et à mesure des étages, ce bijoux architecturale révèle ses nouveaux espaces : des plateaux de coworking, 200 postes de travail, un studio d’enregistrement, des salles de réunions…

Enfin, le dernier étage accueille la « Suite Mécénale », une salle de réunion privatisable, réservée aux membres du Philanthro-Lab, qui ne semble pas en être une, s’apparentant plutôt à une suite de palace, avec sa large terrasse offrant une vue à couper le souffle sur la reconstruction de Notre-Dame.

« Donner rend meilleur »

Philippe Journo a mis les petits plats dans les grands pour chouchouter ce tissu associatif dont il connait la valeur, affirmant que ce n’est pas parce que l’on héberge des associations à but non-lucratif, que l’on doit « les entasser dans des préfabriqués ». Au contraire, le philanthrope insiste : « nous avons fait ce que nous savons faire de mieux, parce qu’ils le méritent ». Le lieu en a même fait sa doctrine : « donner rend meilleur ».

Les premiers occupants du Philanthro-Lab ont, d’ailleurs, pu prendre leurs quartiers dans l’imposante bâtisse depuis quelques semaines. En effet, réuni le 31 août dernier, le jury de sélection de l’incubateur a retenu les sept premiers lauréats de l’incubateur 2021-2022.

Parmi eux, des associations offrant la possibilité aux personnes touchées par un handicap mental de pratiquer des activités sportives, des propositions pour lutter contre l’échec scolaire, une association féministe et tech-for-good ou encore une structure luttant contre l’ostracisme des enfants victimes d’un handicap en Afrique.

Des programmes d’accompagnement

Pour ces derniers, le Philanthro-Lab propose le programme d’accompagnement « accélération ». D’une durée de dix mois, il s’adresse à des porteurs de projets éligibles au régime fiscal du mécénat qui ont déjà testé leur projet par le biais d’un premier déploiement et souhaitent à présent se développer.

Le deuxième accompagnement, le programme « émergence philanthropique », d’une durée de six mois, s’adresse, quant lui, à des philanthropes qui envisagent d’initier une démarche philanthropique ou à des fonds qui souhaitent professionnaliser leur approche…

Le lieu ouvrira prochainement ses portes au grand public, à l’occasion de son inauguration, le samedi 2 octobre 2021 de 14h30 à 18h30.

Anaïs Divoux

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

La « divine surprise » Olivier Klein

Tout le secteur de l’immobilier, et singulièrement du logement, avait (très !) mal vécu l’absence de portefeuille ministériel à lui dédié. Amélie de Montchalin avait eu beau affirmer, pour rattraper le coup, qu’elle était « bien sûr » ministre du Logement, personne n’avait été dupe ou rassuré par cette absence.

Même si quelques voix, ici même, dont celles de Philippe Pelletier, ont douté de l’intérêt profond de l’existence d’un ministre « spécialisé », la nomination d’Olivier Klein a fait l’effet d’une « divine surprise » pour des professionnels souvent inquiets, à juste titre d’ailleurs.
D’abord car c’est un élu qui connaît sur le bout des doigts les questions du secteur : président de l’Anru depuis 2017 et maire de Clichy-sous-Bois, les sujets « logement » ne lui sont pas étrangers. Ensuite, autre bon signe, car l’intitulé du ministère comprend également la Ville, comme un écho au portefeuille de Jean-Louis Borloo, toujours ô combien regretté par le secteur (son Trophée du Jury aux « Trophées Logements et Territoires », 2021, l’a bien rappelé).
Reste à scruter maintenant les relations que le nouveau ministre délégué entretiendra avec Christophe Bechu qui, un mois après son entrée au Gouvernement, est promu en devenant ministre de plein exercice chargé de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Mais il faudra aussi s’intéresser aux rapports du ministre délégué avec l’Elysée, Matignon et Bercy, les trois pôles du pouvoir, sans le soutien desquels un ministre, aussi compétent soit il, est bien démuni…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine