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Le choix Immoweek : « l’évaluation des effets sociaux des lieux hybrides »

ActualitésTerritoires

le 20 Juin 2022

Comment valoriser les effets sociaux des actions de terrain, souvent immatérielles et indirectes ? L’atelier d’urbanisme Approche.s ! a lancé, dès 2018, une étude-action sur les impacts sociaux de l’urbanisme transitoire, soutenue par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, la Fondation de France et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture). Viens de sortir un guide pratique, dédié à l’évaluation de l’impact des opérations d’urbanisme transitoire et des tiers-lieux. C’est le choix Immoweek de ce lundi 20 juin.

 

« Liens sociaux, reprise de confiance, création d’initiatives, nouvelles opportunités de travail, loyers à bas coût pour les acteurs du champ social et culturel, développement de réseaux personnels et professionnels : les lieux hybrides produisent une richesse sociale indéniable, mais souvent difficile à qualifier ».

Issu d’une démarche de trois ans d’étude-action, le carnet est le fruit d’une étude de douze cas en France et à l’étranger, d’un cycle d’ateliers associant professionnels de la ville, porteurs de projets, partenaires institutionnels, usagers et d’un an de tests sur un territoire pilote : la démarche transitoire « Move » avec Euromed à Marseille.

Pour consulter le sommaire, c’est ici !

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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