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Le choix Immoweek : parlons « Covid-19 et droit immobilier » avec les avocats de LPA-CGR

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le 12 Mai 2020

Construction, responsabilité pénale, urbanisme, copropriété et médiation à l’heure de la pandémie : voici quelques-uns des thèmes qui seront abordés, le 14 mai prochain, de 9h à 10h30, par les avocats du cabinet LPA-CGR lors d’un webinaire. Voici notre « choix Immoweek » de ce mardi 12 mai.

Lors de ce rendez-vous en ligne, vous pourrez entendre quelques-uns des avocats qui vous ont, grâce à leurs chroniques, éclairés et informés tout au long de ce confinement.
Parmi eux, Sidonie Fraîche-Dupeyrat, Aurélie Dauger, Alexandre de Konn, Hélène Cloëz et Pascaline Déchelette-Tolot.

Vous pouvez, évidemment, retrouver leurs chroniques parues sur notre site au cours de ces 50 derniers jours sur notre page « Chroniques« .

Le webinaire est ouvert à tous, sur inscription préalable via ce lien.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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