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Les investisseurs, « largement actifs et opérationnels »…

ActualitésBureaux

le 11 Mai 2020

En ce premier jour de déconfinement, une date historique tout comme l’était celle du 17 mars dernier, le secteur immobilier semble déjà plutôt bien positionné pour reprendre son activité. C’est, en tous cas, vrai côté investissement.

Outre les diverses initiatives prises par les acteurs du marché que nous avons eu l’occasion de souligner au cours de ces huit dernières semaines, nous nous sommes également fait l’écho de transactions significatives bouclées, en particulier s’agissant d’investissement dans les bureaux. D’ailleurs, Primonial REIM le relève dans la dernière livraison de sa « Note Hebdo Covid-19 » : « plusieurs transactions se sont réalisées pendant le confinement et d’autres se sont engagées, à des taux similaires à ceux d’avant-crise ». Autant dire que les investisseurs sont restés actifs. La preuve : au terme de son enquête auprès de 176 investisseurs en immobilier d’entreprise (foncières, fonds d’investissement, OPCI/SCPI, compagnies d’assurances, investisseurs privés), Cushman & Wakefield met en avant le fait que 66 % des répondants sont toujours actifs sur le marché et prêts à s’engager avec lettre d’intérêt ».

Cependant, le conseil souligne, aussi, qu’« un volume indiqué par les investisseurs de plus de 47 milliards d’euros est disponible à l’acquisition, mais seulement 17 milliards d’euros d’actifs seraient à arbitrer ». Ce qui fait dire à Nils Vinck, directeur général et directeur capital markets France que «les investisseurs sont très largement actifs et opérationnels pour signer des transactions ; le marché restera dynamique sous réserve, cependant, d’une disponibilité d’offres suffisantes ». Tout en ajoutant que « l’écart important qui ressort de cette enquête entre la demande et l’offre permet de minimiser les anticipations de remontée des taux de rendement « prime » (opérations « core » et « core + ») car la compétition s’annonce intense entre les acquéreurs. Les taux « prime » devraient donc se corriger plutôt dans le bas des fourchettes indiquées, c’est-à-dire autour de 20 points de base pour le bureau et entre 25 et 50 points de base selon les formats en commerce ». Mais « reste désormais à alimenter le marché en produits »…

Une « compétition » qui devrait, donc, d’abord se vérifier pour les actifs de qualité car, comme le précise Primonial REIM, « compte tenu de l’aversion au risque et du flight-to-quality habituels dans les phases de difficultés économiques, il est à prévoir que les investisseurs se positionnent, dans les prochains mois, sur des stratégies d’investissement « core ». Une phase de saisie des opportunités ne pourra avoir lieu qu’après que soit acté le « repricing » des classes d’actifs (donc après un nombre de transactions suffisant) et que la visibilité globale, à la fois sanitaire et économique, sera meilleure »…
Au final, une fois encore, une parfaite illustration de la réactivité du marché immobilier et de ses acteurs…

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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