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Location de bureaux : une période transitoire…

ActualitésBureaux

le 12 Juil 2021

Les grands conseils de la place s’accordent pour souligner que le marché locatif tertiaire francilien se porte mieux depuis le début de l’année.

Ainsi, Ludovic Delaisse, directeur général, responsable du département bureaux, industriel et logistique France de Cushman & Wakefield, évoquait, dans une interview récente, un marché « en passe de sortir progressivement de la période d’incertitude ». Et Grégoire de La Ferté, directeur exécutif bureaux Ile-de-France de CBRE, relevait, également dans nos colonnes, le fait que « les grandes transactions sont de retour avec un effet de rattrapage sur le premier trimestre qui se confirme sur le deuxième ».

Face à une demande placée en hausse, selon Immostat, de 14 % au 1er semestre, BNP Paribas parle, de son côté, d’un marché « encore convalescent par rapport à sa moyenne long terme ». Cependant, « le marché des grandes surfaces reprend des couleurs avec 23 transactions signées depuis le début de l’année (par rapport à 28 transactions en moyenne sur 10 ans). De son côté, le créneau des petites et moyennes surfaces (jusqu’à 5 000 m2) affiche également une belle progression, tant en volume qu’en nombre avec, respectivement, +21 et +20 % sur un an » fait valoir Eric Siesse, directeur général adjoint en charge du pôle bureaux location Ile-de-France de BNP Paribas Real Estate Transaction France. De même, JLL note que « cette reprise concerne l’ensemble des segments de surface ; avec 226 transactions de plus que l’an dernier, les petites et moyennes surfaces (moins de 1 000 m²) voient leur volume de demande placée progresser de 28 % d’une année sur l’autre. Concernant les « mid-markets » (1 000-5 000 m²), l’évolution est moins marquée, avec 8 transactions de plus pour une demande placée en hausse de 10 % par rapport au 1er semestre 2020. Enfin, sur le segment des grandes surfaces, si la progression est modérée en volume compte tenu de la transaction Total l’an dernier, la hausse en nombre est nettement plus marquée (+92 %) avec 23 opérations recensées au 1er semestre 2021, contre seulement 12 au 1er semestre 2020 ». Ce qui fait dire à Marie-Laure Leclercq De Sousa, directeur du département « leasing markets advisory », que « les entreprises ont aujourd’hui davantage de visibilité et veulent aller de l’avant (…) Ce net redémarrage ne concerne toutefois pas tous les secteurs d’activité ; les projets que nous traitons actuellement concernent, en effet, majoritairement des entreprises du conseil, de la tech, de la finance, du life science et de l’éducation ».

Côté valeurs locatives, « on note, de nouveau, peu de changements. Les loyers « prime » s’établissent ainsi, respectivement, à 920 euros (HT, HC)/m² à Paris QCA et à 550 euros (HT, HC)/m² à La Défense, certaines entreprises demeurant capables de se positionner sur de très beaux actifs à des loyers élevés. Les valeurs locatives moyennes sont, elles aussi, stables (…) Ces valeurs faciales s’accompagnent, néanmoins, de mesures d’accompagnement parfois importantes (23 % en moyenne en Ile-de-France) » précise JLL.

Et Marie-Laure Leclercq de Sousa de conclure : « au regard du regain d’activité observé ce trimestre et d’un mois de juillet qui s’annonce particulièrement dynamique, nous maintenons notre prévision de demande placée pour l’ensemble de l’année 2021, à savoir entre 1,5 et 1,7 million de mètres carrés ». Tout comme Eric Siesse pour qui « l’obsolescence accrue de certains immeubles franciliens ne répondant pas aux nouveaux cahiers des charges des utilisateurs viendra redistribuer les cartes et alimenter le rebond du volume des transactions avec une prévision d’atterrissage autour des 1,7 million de mètres carrés sur l’ensemble de l’année 2021 ».

Des anticipations plutôt encourageantes après près d’un an et demi de pandémie mondiale…

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

La « divine surprise » Olivier Klein

Tout le secteur de l’immobilier, et singulièrement du logement, avait (très !) mal vécu l’absence de portefeuille ministériel à lui dédié. Amélie de Montchalin avait eu beau affirmer, pour rattraper le coup, qu’elle était « bien sûr » ministre du Logement, personne n’avait été dupe ou rassuré par cette absence.

Même si quelques voix, ici même, dont celles de Philippe Pelletier, ont douté de l’intérêt profond de l’existence d’un ministre « spécialisé », la nomination d’Olivier Klein a fait l’effet d’une « divine surprise » pour des professionnels souvent inquiets, à juste titre d’ailleurs.
D’abord car c’est un élu qui connaît sur le bout des doigts les questions du secteur : président de l’Anru depuis 2017 et maire de Clichy-sous-Bois, les sujets « logement » ne lui sont pas étrangers. Ensuite, autre bon signe, car l’intitulé du ministère comprend également la Ville, comme un écho au portefeuille de Jean-Louis Borloo, toujours ô combien regretté par le secteur (son Trophée du Jury aux « Trophées Logements et Territoires », 2021, l’a bien rappelé).
Reste à scruter maintenant les relations que le nouveau ministre délégué entretiendra avec Christophe Bechu qui, un mois après son entrée au Gouvernement, est promu en devenant ministre de plein exercice chargé de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Mais il faudra aussi s’intéresser aux rapports du ministre délégué avec l’Elysée, Matignon et Bercy, les trois pôles du pouvoir, sans le soutien desquels un ministre, aussi compétent soit il, est bien démuni…

Portrait

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