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Nexity : les résultats du 1er trimestre impactés par le Covid-19

ActualitésFinance & Bourse

le 06 Mai 2020

Le chiffre d’affaires de Nexity au premier trimestre 2020 s’élève à 787 millions d’euros, soit une baisse de 11 % par rapport au premier trimestre 2019, mais « hors impact du confinement, il aurait affiché une croissance de 4 % » souligne le groupe.

En terme d’activité commerciale au premier trimestre 2020, les résultats de Nexity  font ressortir des réservations de logements neufs en France s’élevant à 3 657 lots, représentant 792 millions d’euros TTC (-6 % en volume et +2 % en valeur) ;  un accord avec CDC Habitat, fin avril, pour la vente de 7 450 logements d’un montant de 1 234 millions d’euros HT ; l’ouverture de quatre résidences gérées ; la vente, en immobilier d’entreprise, de l’Hôtel de Région, à Saint-Ouen, pour plus de 200 millions d’euros et le « backlog » du groupe à fin mars 2020 s’élève à 5 194 millions d’euros (4 796 millions d’euros pour l’immobilier résidentiel et 398 millions d’euros pour l’immobilier d’entreprise) et représente l’équivalent de 19 mois d’activité de promotion de Nexity (chiffre d’affaires sur 12 mois glissants). Le backlog a crû de 2 % depuis le 31 décembre 2019.

« Au-delà, le potentiel d’activité promotion à fin mars 2020 s’élève à plus de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires (12 milliards d’euros pour l’immobilier résidentiel et 3 milliards d’euros pour l’immobilier d’entreprise), assurant une forte visibilité sur l’activité future du groupe ».

A propos de l’impact du Covid-19, le président directeur général de Nexity, Alain Dinin, souligne qu' »après un bon début d’année dans la continuité des performances enregistrées en 2019, Nexity a été comme toutes les entreprises frappée par la crise du coronavirus et par les mesures de confinement très brutales mises en place à partir du mois de mars.
Cette crise sans précédent est d’abord une tragédie humaine, et elle a frappé directement notre groupe avec la disparition de Jean-Philippe Ruggieri, directeur général de Nexity, des suites du coronavirus, le 23 avril dernier ».

D’autre part, Nexity a pris « pleinement sa part à l’élan de solidarité qui s’est manifesté en faveur des victimes de l’épidémie et des personnels soignants. Au-delà de l’action précieuse de la Fondation Nexity et des gestes de solidarité de nos propres collaborateurs », Alain Dinin a « voulu, avec le conseil d’administration, que l’entreprise fasse un don exceptionnel de 3 millions d’euros au bénéfice des personnels soignants de Seine-Saint-Denis et du Grand-Est, mais aussi d’associations d’aide aux sans-abris et aux femmes vulnérables ». Le président directeur général a, dans ces conditions, « demandé à baisser de 25 % [sa] rémunération en tant que président du conseil d’administration et ne percevra aucune rémunération au titre du mandat de directeur général » qu’il exerce depuis le 25 avril 2020.

Et d’ajouter : « c’est aussi une crise économique hors normes, qui impacte fortement l’offre et la demande, et qui laissera des traces profondes. En 15 jours de confinement, Nexity estime à près de 130 millions d’euros son manque-à- gagner en chiffre d’affaires. Face à cette crise, il convient de garder la tête froide : si nos activités de promotion sont très impactées à court terme (avec un quasi arrêt des chantiers et un retour à la normale qui prendra plusieurs mois), nous n’avons pas d’inquiétude sur notre capacité à retrouver un niveau d’activité satisfaisant post-crise. Car la demande de logements, tirée par la démographie et le déficit d’offre structurel, ne disparaît pas : elle se reporte. Et même si certains de nos clients particuliers pourraient être désolvabilisés, j’ai confiance dans la capacité des investisseurs institutionnels à prendre le relais. La résilience de nos métiers de services confirme aussi la pertinence de notre modèle d’affaires ».

Côté perspectives, Nexity suspend ses objectifs. Et confirme que le dividende payé en 2020 est maintenu, mais réduit à 2 euros par action (contre 2,70 euros prévus initialement).

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 29/11/2021

Confiance !

En ces temps d’incertitude sanitaire, il est plutôt encourageant d’apprendre que « la confiance des professionnels de l’immobilier face aux perspectives futures est au beau fixe. Elle atteint son plus haut niveau depuis 2014, témoignant d’un sentiment de soulagement et d’optimisme à court terme largement partagé par un secteur qui a su faire preuve de résilience pendant la pandémie » : c’est l’un des enseignements de la dernière édition de l’étude « Emerging trends in real estate Europe 2022 » réalisée par le cabinet de conseil et d’audit PwC et l’Urban Land Institute (ULI). 

Encore mieux : « près de la moitié des personnes interrogées pensent que la confiance continuera d’augmenter en 2022 en matière de perspectives futures des entreprises immobilières (52 %), de rentabilité (49 %) et d’effectifs (53 %) ».

S’agissant des « prévisions de rendement pour 2022 », elles « sont plus élevées qu’il y a un an, soutenues par une demande forte et continue des investisseurs, une disponibilité de la dette et des fonds propres abondants, même si des différences notables sont observées entre les types d’actifs, à savoir ceux qui ont eu une bonne performance pendant la pandémie et ceux qui en ont considérablement souffert » soulignent PwC et l’ULI, notant, cependant, que « cet optimisme est lié au retour à un climat des affaires plus normalisé à court terme, mais masque une forme d’incertitude et de volatilité à moyen terme »… Pour ce qui est du court terme, « les incertitudes les plus marquées du secteur concernent la cybersécurité pour 67 % des personnes interrogées, suivie par l’inflation (59 %) et les taux d’intérêt (55 %). De plus, les problématiques les plus préoccupantes pour les entreprises immobilières pour 2022 sont les coûts de la construction et la disponibilité des ressources (88 %), la disponibilité de terrains et d’actifs exploitables (66 %), ainsi que les exigences de durabilité et de décarbonisation (61 %) ». Résultat : « face à ce contexte, 59 % des répondants envisagent de privilégier l’achat net d’actifs immobiliers (55 % l’année prochaine), confirmant, d’une part, le facteur de confiance et, d’autre part, l’attrait inhérent de l’immobilier par rapport aux autres catégories d’actifs ».

Autre information encourageante : si « Londres arrive en tête du classement général en termes d’investissement et de développement dans le classement des villes européennes, en passant devant Berlin pour inverser les deux premières places par rapport à l’année dernière », selon cette étude, « les investisseurs auront toujours un grand attrait pour Paris qui conserve sa place dans le top 3. Considérée comme le plus grand marché de bureaux d’Europe continentale, la Capitale abriterait aussi le plus grand nombre de sièges sociaux d’Europe. Les Jeux Olympiques de 2024 représenteraient, par ailleurs, un excellent levier de croissance pour la ville et pourraient stimuler l’investissement. Toutefois, un enjeu subsiste : obtenir des financements pour les départements alentours qui ne bénéficient pas de la même attractivité que Paris »…

De quoi renforcer la détermination des professionnels hexagonaux !

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