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Nexity : solidarité avec les soignants, maintien des salaires et baisse du dividende versé

ActualitésFinance & Bourse

le 08 Avr 2020

Dans une volonté de solidarité avec les soignants et victimes de la pandémie, Nexity a mis à disposition gratuitement (et immédiatement) près de 300 logements en résidences étudiantes Studéa.

Le groupe présidé par Alain Dinin (lauréat de la «Pierre d’Or » du « Professionnel de l’Année 2020 ») a, par ailleurs, effectué un don de 3 millions d’euros au bénéfice des associations d’aide aux sans-abri et des fonds de soutien aux personnels soignants.

Concernant ses propres salariés, le groupe indique également avoir « fait le choix de ne recourir au dispositif de chômage partiel que de manière ciblée, pour ses sociétés opérationnelles qui ont fait l’objet de fermetures obligatoires de sites ou de chantiers ». Nexity, dans ce cas de figure, abondera la rémunération des personnels concernés afin de garantir, à ceux gagnants moins de trois Smic, un maintien intégral de leur salaire. Et de préciser que « le règlement de la participation et de l’intéressement sera effectué comme prévu au mois de mai ».

Dans ce contexte, le conseil d’administration de Nexity a fait le choix de baisser le montant du dividende initialement proposé : celui-ci passera de 2,70 à 2 euros, soit une baisse de 26 %.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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