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« Pierres d’Or » 2022 : dans la catégorie « Asset Manager & Investisseur » qui décrochera le Trophée ?

ActualitésBureaux

le 08 Déc 2021

Le bulletin de vote pour les « Pierres d’Or » 2022 est désormais accessible et ce, jusqu’au 19 décembre minuit. Nous vous proposerons donc, chaque jour, de revenir sur les parcours des différents nommés de cette édition 2022. Aujourd’hui, découvrez les parcours des quatre candidats en compétition dans la catégorie « Asset Manager & Investisseur ».

Philippe Joland est directeur général France de Tishman Speyer. Diplômé de l’Ecole Supérieur de Gestion, il débute sa carrière chez CBRE-Bourdais, en tant que chargé d’affaires bureaux. En 2001, il rejoint la Société Foncière Lyonnaise au poste de directeur commercial. En 2004, il intègre Tishman Speyer en tant que directeur des opérations immobilières.

Raphaël Raingold est associé et directeur des investissements chez Générale Continentale Investissements (GCI). Diplômé de l’Université de McGill, à Montréal, il intègre, en 2005, le groupe Merrill Lynch, avant de rejoindre la société GP Bullhound en 2007.

Laetitia Trèves est directrice des investissements immobiliers chez Primonial REIM. Diplômée de l’Essec Business School, spécialité Finance, elle commence sa carrière dans l’immobilier en 2008 comme analyste chez Catella Property. En 2012, elle rejoint Primonial REIM en qualité de responsable investissements bureaux. En 2014, Laetitia Trèves reçoit le prix « Jeunes pros » aux « Pierres d’Or ».

Laurence Dumas est directrice générale du groupe Aéma REIM. Diplômée de l’Essec Business School, elle est, depuis 2018, directeur général de Macifimo, la filiale de gestion des actifs immobiliers du Groupe Macif.

Anaïs Divoux

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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