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Pourquoi je rentrerai au bureau… avec joie !

ActualitésBureaux

le 20 Mai 2020

Dans une tribune remarquée, publiée ce matin dans « Les Echos », le professeur Olivier Babeau, co-animateur du think thank Sapiens, affirme qu’il « ne rentrera pas au bureau » après la crise du Covid-19. Je me permettrai de défendre un avis exactement opposé.

Oui, je rentrerai au bureau avec joie :
– car le dialogue direct avec les confrères et collaborateurs d’Immoweek me manque terriblement ;
– car l’échange (et pas seulement devant une tasse de café ou de thé) est indispensable à la cohésion et au dynamisme d’une équipe ;
– car la présence physique dans un lieu autre que son domicile est nécessaire à l’équilibre nerveux de chacun et permet de distinguer le temps du travail et… ce qui n’est pas du travail ;
– car (faut-il avoir honte de le dire ?), j’aime mon bureau et j’aime le partager avec d’autres !

Bien sûr, ces raisons ne m’aveuglent pas au point de penser que rien ne changera, que le télétravail auquel nous avons tous goûté (moi le premier !) ne va pas modifier notre manière d’envisager nos actions individuelles et collectives, que la distanciation, nécessaire dans un premier temps, ne nous contraindra pas à un retour progressif, partiel et programmé au bureau.
Je ne l’ignore pas, mais je crois que ces réunions 5.O, ce monde nouveau du digital (formidable de perspectives !) va, au contraire, rendre toujours plus nécessaires les contacts humains réels. Que nos événements (« Pierres d’Or », « Trophées Logement & Territoires », « Forum Immo Parité ») qui privilégient le dialogue, le contact dans un format toujours limité (de 200 à 800 personnes maximum) ont plus que jamais leur place.

Oui, demain je retournerai au bureau avec joie pour préparer avec toutes nos équipes ces événements, pour proposer aux pros une information de qualité, pour continuer cette belle aventure. Notre slogan des dernières années était « vive les révolutions immobilières ». Elles sont en marche, mais on espère vivement qu’elles le seront dans le respect de la personne humaine et de son besoin fondamental de séparation de la vie collective… et personnelle.

Pascal Bonnefille

Directeur de la publication

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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