Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Bureaux > Actualités > Questions Pour un Après à… Jacques Patron

Questions Pour un Après à… Jacques Patron

ActualitésBureaux

le 27 Mai 2020

L’expert immobilier, Jacques Patron, fondateur de CEI, aujourd’hui filiale de la Caisse des Dépôts, s’est prêté à l’exercice du QPA et c’est « avec mesure », selon lui, que le télétravail, le flex office, le coworking, l’open space, « doit se faire ».

Une seule adresse pour nous faire part de votre #QPA : redaction@immoweek.fr !

Quel lieu de travail idéal pour demain ?

C’est celui qui permet, à la fois, une circulation collectivement bénéfique des idées et des énergies avec des espaces privés et privatifs de concentration.

Quel aménagement de bureau ?

Je comprends que vous voulez me faire prendre position sur l’utilité du télétravail, question très « tendance » en ce moment. Plus précisément, ce que nous avons vécu ces dernières semaines, ce n’est pas vraiment du télétravail qui nécessite lieu et équipements très spécifiques, mais plutôt du travail à domicile « contraint », ce qui est bien différent. Ce qui nous paraît possible et expérimenté chez CEI, c’est un télétravail adapté à chaque profil de collaborateur. Sa généralisation sans limites nous semble porteuse de cinq craintes avérées qui interagissent négativement : risque de baisse de productivité, de manque de créativité, de perte d’enrichissement personnel et de joie d’être ensemble (on ne croise pas le regard des autres sur Zoom) et un risque psychologique pour le collaborateur (car ne faut-il pas marquer une frontière entre vie personnelle et professionnelle ?). C’est donc avec mesure qu’une bonne pratique du télétravail (comme du flex office, coworking, open spaces…) doit se faire.

Etes-vous devenu 100 % digital ?

Si CEI dispose de tous les outils nécessaires à la production, à un management moderne et met déjà en œuvre le télétravail, pour autant, avec Eric Delépine, directeur général et Baptiste Franceschi, directeur du développement, nous concevons notre métier d’expert comme un travail « sur mesure » à plusieurs regards. Les missions confiées par nos clients portent sur des sujets complexes, qui nécessitent partage et réflexions et, surtout, pas de « prêt à porter » statistiques. Certes, un expert est dédié à chaque dossier, mais la mission confiée est analysée et discutée d’entrée de jeu à plusieurs et, enfin, une relecture est faite par un expert « extérieur » au dossier.

Une œuvre de fiction qui traduit votre vision idéale du futur ?

The big chill (les copains d’abord), un film de Lawrence Kasdan des années 1980, justement sur ce thème de la fraternité efficace : il s’agit de fortes amitiés universitaires que la vie a séparées, réunies dans une maison après les obsèques d’un des leurs et qui, par l’échange, trouvent chacun leur propre voie. Le film commence par la musique des Stones « You can’t always get what you want », juste sublime musicalement et métaphoriquement.

Une chanson qui traduit votre état d’esprit actuel ?

La réponse de Paul McCartney, « Let it be » et l’envolée utopique de John Lennon dans « Imagine ».

Un mot d’ordre pour l’avenir ?

Confiance ensemble.

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine