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Questions Pour un Après à… Olivier Duparc

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le 20 Mai 2020

Demander ce que sera demain à un notaire, why not ? Voici les réponses d’Olivier Duparc, associé chez R&D Notaires, à notre tout nouveau questionnaire « Questions Pour un Après ». Merci à lui pour cette contribution !

Quel lieu de travail idéal pour vous ?

Pour moi, le lieu de travail idéal est… mon bureau !

Ce bureau est dans un immeuble haussmannien, immeuble réversible par excellence (même s’ils ne sont pas toujours très bien adaptés aux aménagements techniques), présentant de beaux volumes, des beaux espaces pour la réception et des parties plus fonctionnelles et pratiques pour travailler. Tout est à disposition, à portée de main, dans un quartier central de Paris.

Quel aménagement de bureau idéal ?

L’aménagement de bureau idéal combine à la fois :
– des salles de réunions en nombre suffisant, toutes équipées pour tenir des visio-conférences,
– des lieu de travail partie en bureau isolés et partie en petits open-spaces dotés de tous moyens d’insonorisation nécessaires pour assourdir ou étouffer les bruits et faciliter les échanges entre les équipes,
– des endroits communs de type cafétéria et salles de sport joliment décorées pour permettre à chacun des collaborateurs de s’y sentir à l’aise et échanger de manière informelle,
– le tout avec une décoration moderne et chaleureuse à la fois.

Etes-vous devenu 100 % digital ?

Quasiment ! Dans mon métier, la paperasse est envahissante, même avec le digital (surtout avec l’informatique, paradoxalement, nous imprimons plus !). Je m’efforce de la faire disparaître. En tout état de cause, R&D est à 100 % digital.

Une œuvre de fiction qui traduit votre vision idéale du futur ?

Me viennent à l’esprit, sans que cela soit une vision idéale :

– Le cycle de romans « Fondation » de Isaac Asimov
– Ou le film « Bienvenue à Gattaca » réalisé par Andrew Niccol

Un mot d’ordre pour l’avenir ?

En avant, calmes et droits !

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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