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Toujours plus « flex »…

ActualitésBureaux

le 14 Déc 2020

Une fois mis de côté toutes les exagérations du style « fin des bureaux » et autres, il est évident que la crise sanitaire va quelque peu modifier les demandes de la part des entreprises.

« Le rôle du bureau en tant que levier de collaboration et véhicule de la culture d’entreprise est plus que jamais au cœur de la réflexion des directions immobilières » relève JLL dans une note sur le thème : « Le Flex est-il une solution d’avenir ? ». Et de préciser que « la crise sanitaire pousse les entreprises à trouver des solutions plus agiles, passant par des engagements moins longs, des actifs en propriété ou encore une réduction des charges afin d’accompagner la généralisation du télétravail, mais aussi les périodes de croissance ou de contraction de leur portefeuille immobilier ».

C’est ainsi que « le marché français du flex a connu un développement très dynamique ces dernières années, porté notamment par le développement des opérateurs hybrides, dernier concept arrivé sur le marché, tels que IWG ou WeWork. Les modèles hybrides ou clé en mains (Deskeo, MyFLex, Snapdesk…) se sont aussi fortement développés, accompagnés par un renouvellement du parc côté investisseurs ».

Or, si « la crise sanitaire a porté un coup d’arrêt à cette croissance », JLL « anticipe une hausse de la demande pour les espaces flexibles tirée en partie par de nouvelles stratégies des grandes entreprises recherchant davantage d’agilité ». En effet, selon le conseil, « alors que les free-lances auront tendance à abandonner les espaces de coworking en raison de la crise, 67 % des directeurs immobiliers envisagent d’augmenter la fluidité de leurs espaces de travail en intégrant le flex dans leur stratégie immobilière ».

« Les opérateurs de flexibilité fortement exposés à une clientèle de startups ou de free-lances sont plus impactés par la crise que ceux qui accueillent des entreprises avec des contrats longs. La crise actuelle est le vecteur d’une maturation du marché à la fois en accélérant les phénomènes de concentration et en favorisant l’évolution du modèle des opérateurs, mais aussi des investisseurs » affirme Virginie Houzé, directeur études et recherche chez JLL, qui poursuit : « face à une demande croissante de flexibilité de la part des entreprises, nous pouvons imaginer que les investisseurs vont se positionner en nombre croissant sur ce segment, soit en direct, soit via la création ou l’achat de filiales spécialisées ou encore via des contrats de management. Sur le moyen et le long terme, la demande de flex devrait non seulement revenir, mais se développer pour répondre aux nouveaux enjeux des entreprises ». Le conseil considère que « plusieurs facteurs » viennent soutenir cette tendance : « la hausse du travail à distance et la nécessité de dé-densifier les bureaux qui pourraient favoriser à l’avenir la demande de flexibilité par la location d’espaces satellites, la dépendance aux transports en commun, les stratégies de réduction d’empreinte immobilière et de réduction des coûts »…

Un challenge que le marché saura, sans aucun doute, relever…

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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