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Eliane Lugassy (MonBuilding) : « nous souhaitons tous profiter d’une expérience digitale qui facilite notre quotidien »

InterviewsBureaux

le 14 Mai 2020

A l’heure du déconfinement et après l’explosion littérale du télétravail, les immeubles connectés deviennent une véritable figure de proue du monde du travail de demain. L’application MonBuilding figure parmi les solutions qui pourraient tirer leur épingle du jeu de la crise et contribuer à envisager le bureau de demain. Eliane Lugassy, CEO de la société, nous fait entrevoir les révolutions à venir…

Quelle était la situation de MonBuilding avant la crise sanitaire ?

Avant la crise sanitaire, nous étions déjà déployés sur plus de 200 immeubles, allant de l’immeuble tertiaire, siège social ou multilocataires, à la résidence étudiante en passant par les espaces de coliving et de coworking.  Nous travaillons toute l’année à la question du bien-être dans les lieux de vie et de travail.

Quelles sont les solutions proposées par MonBuilding et en quoi sont-elles particulièrement adaptées au confinement et au télétravail ?

MonBuilding est une application web et mobile destinée aux occupants et aux propriétaires/gestionnaires d’espaces de travail ou de résidences. Personnalisable par immeuble, notre solution est basée sur trois piliers :

– l’information : partage d’actualités, événements, déclaration et suivi des incidents…

– la communauté : messagerie interne, trombinoscope, sondages, forums, petites annonces…

– la centralisation des services : réservation de biens et d’espaces communs, market place, smart building (GTB/capteurs), badge dématérialisé, conciergerie, restaurant d’entreprise, salle de sport…

A l’heure où nous connaissons un isolement sans précédent, notre solution permet à la fois de créer et de conserver le lien social, mais aussi d’avoir accès à un panel d’informations et de services facilement et de manière sécurisée. Nous répondons aussi bien aux besoins des travailleurs qui veulent accéder aux actualités et services de leur entreprise qu’à ceux des résidents qui souhaitent échanger avec leurs voisins.

Quelles entreprises ont déjà adopté ces solutions ?

Nous travaillons avec différents types d’acteurs :

– les propriétaires/investisseurs qui transforment de plus en plus leurs immeubles en « marques » et ont à cœur de proposer une expérience servicielle de qualité. Il s’agit, par exemple, de Covivio, Sogecap, AEW Europe, Gecina, SFL, MACSF…

– les entreprises locataires qui ont des problématiques d’attraction et de rétention des talents. Elles souhaitent offrir aux collaborateurs qui se déplacent à leur bureau, un lieu convivial où les échanges sont facilités et les petits tracas techniques réduits à leur maximum. A ce titre, nous avons été choisis pour équiper le siège social de Parfums Christian Dior, BNP Paribas Real Estate ou encore celui de Nexity, en collaboration avec Week’in…

– les gestionnaires d’espaces de coworking/coliving/résidences étudiantes qui ont dans leur ADN une offre servicielle enrichie. Nous travaillons, ainsi, avec Wellio, MamaWorks, Student Factory, Studéa, Kley…

S’agit-il de solutions qui seront vouées à se généraliser ?

MonBuilding est déployé sur des actifs depuis un peu plus de trois ans et n’a cessé de s’améliorer et d’évoluer en prenant en compte les retours des clients et du marché. En moyenne, nous réalisons des mises à jour/améliorations deux fois par mois, ce qui est un rythme très soutenu dans notre secteur. Nous avons développé un peu plus de 50 modules et continuons d’investir afin de proposer l’outil le plus complet possible. Nous nous efforçons de proposer une solution qui s’adapte à l’immeuble et non l’inverse. C’est un challenge au quotidien !

Nous sommes convaincus qu’à terme, tous les immeubles seront équipés d’une application permettant d’être tenu au courant des informations de l’immeuble, d’échanger facilement avec les autres occupants et d’accéder à l’ensemble des services via un seul et même outil.

Les propriétaires vont souhaiter s’équiper d’une solution digitale dans une optique de valorisation d’actifs ; les entreprises locataires vont continuellement devoir s’adapter à l’évolution du marché du travail et assurer le lien entre le lieu de travail, la culture d’entreprise et leurs équipes de collaborateurs de plus en plus nomades. Quant aux espaces de coworking et coliving et aux résidences étudiantes, la flexibilité et les services sont leur raison d’être et le digital, leur outil de gestion et de cohésion.

La très forte croissance du nombre d’actifs où notre solution est déployée témoigne de cette évolution. Au bureau ou à la maison, nous souhaitons tous profiter d’une expérience digitale qui facilite notre quotidien !

Dans un contexte de boom du télétravail et de l’isolement, comment cela va-t-il chambouler l’écosystème du monde de travail ?

Les dernières semaines nous ont montré que le télétravail massif est possible, ce que de nombreux décideurs et collaborateurs ne pouvaient imaginer. Demain, les équipes qui se déplaceront sur leurs lieux de travail auront un niveau d’exigence encore plus important vis-à-vis de leur employeur. Il faudra qu’ils se sentent bien, en sécurité au bureau et qu’ils bénéficient d’une expérience collaborateur inédite et personnelle.

Comment votre entreprise prépare-t-elle son après ?

Nous sommes convaincus que la crise ne va pas changer les grandes tendances du secteur immobilier, qui va continuer à se digitaliser et à enrichir son offre servicielle.

Pour aider nos clients pendant la période Covid-19, nous avons mis en place une offre d’accompagnement afin que notre application soit utilisée pour communiquer sur les nouvelles règles d’hygiène et les horaires d’ouverture des services, pour gérer les espaces de sorte à respecter la distanciation sociale recommandée, et pour remonter tout problème sanitaire. Les acteurs qui auront pris ce virage d’amélioration de leurs immeubles seront ceux qui s’en sortiront le mieux…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 24/11/2020

Transition énergétique : « doit mieux faire », dit le Haut Conseil pour le Climat à la France

La France ne va pas assez loin ni assez vite dans sa politique en faveur de la transition énergétique. C’est le constat que pose le Haut Conseil pour le Climat (HCC) présidé par la climatologue Corinne Le Quéré dans un rapport qui vient d’être remis à la ministre de la Transition Ecologique, Barbara Pompili.

Alors, certes, le HCC concède  que « l’effort de transition » dans notre pays est « déjà en route », mais il dit surtout que celui-ci doit s’accélérer. Pour cela, le Conseil considère que seule la bonne volonté ne suffira pas et que, si l’axe  « rénovation énergétique » traduit dans le plan France Relance est une bonne idée, des moyens autrement plus significatifs devraient y être consacrés. Se référant notamment au « bon élève »  en la matière qu’est la Suède (le seul pays à avoir réussi une décarbonation quasi-totale du secteur des bâtiments) , le HCC préconise à la France de s’en inspirer, avec une stratégie en trois points : une bonne efficacité énergétique des bâtiments, en particulier via une construction neuve performante ; la décarbonation des vecteurs énergétiques pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, via notamment le développement massif et continu des réseaux de chaleur en milieu urbain et péri-urbain et, enfin, l’évolution du parc de bâti afin d’éradiquer les situations de précarité énergétique (les fameuses « passoires thermiques »). Les moyens qui devraient être consacrés à ces objectifs sont autrement plus colossaux que ceux engagés aujourd’hui. « La massification de la rénovation énergétique nécessite d’accroître fortement et de manière pérenne les montants investis par rapport aux tendances passées »  estiment les membres du Conseil qui affirment que l’investissement annuel total (public et privé) en rénovation énergétique, actuellement estimé à environ 13 milliards d’euros, devra être multiplié au moins par deux en quelques années. Pour soutenir cet effort, les dispositifs de soutien public, actuellement de l’ordre de 4 milliards d’euros, devront être quadruplés. Et de plaider, comme l’a proposé la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) de compléter le dispositif public en fixant une trajectoire d’obligation de rénovation globale avec un fort soutien  financier des ménages modestes, « ceci dans une logique de justice sociale ». Ainsi, le Haut Conseil propose tout simplement de supprimer, d’ici trois ans, toutes les aides aux gestes individuels pour MaPrimeRénov’ et les certificats d’économie d’énergie (CEE), pour ne proposer que des aides « conditionnées à l’atteinte d’un niveau de performance (que l’aide soit globale ou qu’elle inclue un groupe de gestes cohérents avec un parcours global) et au recours à une assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO), qui doit devenir la clé de voûte du soutien public à la rénovation ». A noter que ce même HCC plaide aussi en faveur de l’éco-PTZ – dispositif qui peine à trouver son public et ses banquiers (litote) – pour augmenter son montant et sa durée en s’inspirant de l’exemple allemand (jusqu’à 120 000 euros sur 30 ans)…

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