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CBRE Property Management : nouvelle équipe de direction

ParcoursBureaux

le 21 Avr 2020

CBRE Property Management poursuit sa transformation en se « réorganisant avec la création des pôles grands ensembles, bureaux, retail, logistique et RIE ». Ces pôles résolument orientés clients sont appuyés dans leurs missions par les fonctions développement, comptabilité mandant, coordination commerciale, méthodes et process, achats.

L’ensemble des directeurs rapportera directement à Aymeric Canivenc, directeur général nommé au janvier 2019.

Lignes métiers :

  • Laurent Augros, diplômé de l’ENMM, a été nommé directeur bureaux Ile-de-France. Il bénéficie d’une expérience de près de 30 ans en gestion immobilière et pilote aujourd’hui une équipe d’une trentaine de collaborateurs.
  • Joël Bocquet, diplômé de l’Essec, a été nommé directeur retail. Il bénéficie d’une expérience de 15 ans en gestion d’immobilier commercial. Joël Bocquet et les équipes retail ont vocation à intervenir sur toutes les typologies d’actifs, centres commerciaux, retail parks et pieds d’immeubles.
  • Marlène Clement-Demenge, ingénieur des Mines, a été nommée directrice des grands ensembles. Elle bénéficie d’une expérience de plus de 10 ans en gestion d’ensembles immobiliers complexes et a notamment été général manager de la tour First, un immeuble emblématique de La Défense confié à CBRE Property Management pour sa gestion.
  • Sophie Resny, diplômée d’une maîtrise en sciences de gestion, a été nommée directrice adjointe RIE et copropriétés. Elle possède une expérience de plus de 12 ans au sein de cette activité. Elle et son équipe gèrent depuis fin 2017 le Groupement RIE de Cœur Défense, immeuble emblématique du quartier d’affaires, où sont servis 5 300 repas par jour.
  • Hugh Willaume a été nommé directeur logistique et régions. Il possède une expérience de plus de 20 ans en property management. Hugh Willaume et son équipe « sont fiers de leurs nombreuses implantations régionales et des deux millions de m² d’entrepôts logistiques sous gestion partout en France, qui les placent parmi les plus grands acteurs du marché ».

Lignes supports :

  • Adrien Mazalleyrat, diplômé de l’université Paris Dauphine, a été nommé directeur du développement. Il bénéficie d’une expérience de plus de six ans en asset management. Il aura pour missions de développer le portefeuille de clients de CBRE PM et d’accompagner l’entreprise dans la conception de nouvelles offres de services.
  • Eliséo Pregigueiro, diplômé d’études supérieures en comptabilité, a été nommé directeur comptable mandant et corporate. Il possède une expérience de plus de 20 ans en comptabilité corporate dans le secteur immobilier.
  • Pascale Humblot poursuit sa mission de directrice coordination commerciale. Elle possède une expérience de plus de vingt ans en immobilier d’entreprises et notamment en pilotage de commercialisation.
  • Sven Arnera, diplômé de PSB, a été nommé directeur méthodes et process. Il bénéficie d’une expérience de plus de 12 ans en immobilier d’entreprise.
  • Ludovic Mazeau, diplômé d’un BTS de l’Armée de Terre et titulaire d’un diplôme de préventionniste (PRV2), a été nommé directeur HSE & achats. Après 32 années de carrière à la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, au bureau prévention, il dispose d’une excellente maîtrise de la réglementation incendie ERP-IGH-ICPE et Code du travail.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

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