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Joëlle Chauvin quitte la direction d’OFI Pierre

ParcoursBureaux

le 14 Mai 2020

Joelle Chauvin

« Afin de se consacrer à de nouveaux projets personnels », Joëlle Chauvin cède son poste de directeur général d’OFI Pierre. Celle qui compte plusieurs « Pierres d’Or » à son actif (« Manager » 1999, « Utilisateur » 2005, « Programme » 2012) demeure, néanmoins, administrateur de la société, tout comme d’Advenis et de Spirit.

Aymeric Thibord, 45 ans, doit devenir directeur de la stratégie d’OFI Pierre et rejoindre son directoire. Celui-ci a débuté sa carrière au sein d’Archon Group en 1998, avant de rejoindre Société Générale Asset Management (aujourd’hui Amundi) en 2003 en tant que directeur des acquisitions et membre fondateur du pôle d’asset management immobilier. En 2010, il participe à la mise en place de la plateforme immobilière européenne chez TIAA depuis Londres, avant de devenir directeur du fund management au sein de TIAA Henderson Real Estate (aujourd’hui Nuveen Real Estate). Il était directeur adjoint du département immobilier de Tikehau IM depuis 2016.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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