Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Bureaux > Points de vue > Marielle Seegmuller (Covivio) : « le bureau...

Marielle Seegmuller (Covivio) : « le bureau poursuit sa transformation vers toujours plus de serviciel ! »

Points de vueBureaux

le 05 Mar 2021

©Thomas Laisné

« A l’heure où la vie au bureau est elle aussi bouleversée, Covivio réaffirme son ambition de faire de ses immeubles de véritables destinations » fait valoir, dans cette tribune, Marielle Seegmuller, directrice des opérations au sein de la foncière…

Opérateur immobilier européen présent dans le secteur des bureaux, du résidentiel et des hôtels, nous plaçons la flexibilité et les services au cœur de nos espaces. Si la crise joue comme un catalyseur de tendances déjà présentes, elle fait aussi émerger de nouveaux besoins, notamment sur l’aspect sanitaire. Mais celle-ci n’affecte en rien notre vision de la culture client Covivio qui repose sur cinq piliers : le parcours clients, les services, le bien-être, le digital et l’adaptation permanente.

Vivre une expérience au sein du lieu de travail

Nos clients, c’est-à-dire les entreprises, et leurs collaborateurs recherchent désormais à vivre une expérience au sein de leur lieu de travail. Celle-ci doit débuter dès qu’ils entrent dans l’immeuble et se poursuivre tout au long de la journée. Nos espaces communs (salles de réunions mutualisées, espaces détente, restauration…) sont ainsi conçus de manière réversible et adaptable à différents usages, offrant une variété de lieux de vie aux collaborateurs (besoin de concentration, mode projet, détente, moment d’échanges et d’interactions).

Ces dernières années, Covivio a développé son offre servicielle dans l’objectif de répondre aux nouvelles attentes des occupants de ses immeubles de bureaux, et de leur offrir une gamme de services pertinente et complète. Avec le contexte que nous connaissons, mais aussi l’évolution des modes de vie et de travail, et naturellement le digital, les attentes des collaborateurs ont, en effet, profondément évolué. Nous avons donc conçu un panel de services pour répondre et anticiper ces nouveaux besoins. Ceci passe notamment par des espaces collaboratifs connectés, une offre de services diversifiée, évolutive et innovante. La restauration, moment fort de convivialité, entre, par exemple, dans une nouvelle ère avec une attente d’offres variées, voire alternatives (cuisine de chefs, réfrigérateurs connectés…).

Ainsi, ces lieux ponctués de services participent à rythmer la vie au sein de l’immeuble. Et ce sont toutes ces expériences accumulées tout au long de la journée, depuis l’accès à l’immeuble, l’accueil, le choix dans les espaces, les services… qui constituent le parcours clients et visiteurs.

« Construire du bien-être et des liens durables »

Il n’est plus à démontrer que ces nouveaux services et espaces favorisent le bien-être en facilitant la vie, tant personnelle que professionnelle, des collaborateurs. Notre offre servicielle est, ainsi, ajustée pour offrir une complémentarité avec le quartier environnant afin de simplifier le quotidien de nos utilisateurs : pressing, cordonnerie, réparations diverses, activités sportives et culturelles… Le panel de services est co-défini avec nos clients grâce à des échanges réguliers et des équipes dédiées. Cette approche vient soutenir et faire écho aux enjeux d’attractivité portés par les directions des ressources humaines de nos clients. Accompagner la politique sociétale et la qualité de vie au travail de nos clients fait partie intégrante de nos ambitions.

Notre culture client a aussi pour objectif d’améliorer le bien-être de nos utilisateurs et nous avons, d’ailleurs, inscrit cette ambition dans notre raison d’être qui est : « construire du bien-être et des liens durables ». Et l’art en est un exemple concret. En effet, en tant que signataire de la charte « un immeuble, une œuvre » lancée par le ministère de la Culture en 2015, nous intégrons également la dimension artistique dans notre approche avec l’introduction d’œuvres d’art dans nos immeubles, comme vecteur additionnel de bien-être et de lien. L’œuvre ne répond pas à une vision décorative, mais vient traduire, sublimer ou prolonger l’esprit du lieu. Elle a, avant tout, vocation à créer de l’interaction avec les occupants, qu’il s’agisse des collaborateurs des entreprises, voire des riverains quand l’œuvre est facilement visible ou accessible. Covivio a, d’ailleurs, fait le choix d’étendre cette démarche à ses autre pays d’activités, l’Italie et l’Allemagne.

Si l’expérience doit être concrète et vécue sur site bien sûr, elle doit aussi pouvoir se prolonger, voire se préparer grâce au digital. Covivio a conçu et déployé sur ses principaux immeubles une application mobile et desktop offrant notamment un accès centralisé et aisé à tous ces services (réservation d’espaces, conciergerie, marketplace, gestion des impressions…), ainsi qu’une meilleure circulation de l’information (actualités de l’immeuble, documents utiles, signalement et suivi d’incidents…). Le support digital permet aussi un pilotage plus fin et un suivi efficace afin de s’adapter plus justement et rapidement.

Une approche sur-mesure

Car enfin, notre approche globale se différencie par son caractère sur-mesure. Elle repose certes sur un socle commun de prestations, mais nous le complétons par des services et des aménagements d’espaces spécifiques, l’objectif étant de proposer des immeubles « destinations » uniques, répondant aux enjeux et à la culture d’entreprise de nos clients. Pour cela, nous réalisons régulièrement des mesures de leur satisfaction, avec pour objectif de nous ajuster en permanence.

Si, pour le moment, les conditions de l’expérience et d’un parcours clients de qualité ne sont pas toujours réunies, cela ne remet en rien en cause l’ambition et la vision de Covivio en matière de culture client. Flexibilité, innovation et évolutivité sont d’autant plus au cœur de notre démarche servicielle car c’est aujourd’hui que l’on prépare le bureau de demain. Et en 2021, il ne s’agira plus d’être au bureau comme à la maison, mais au bureau avec plus qu’à la maison.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 20/09/2021

Bureaux en régions : des signes encourageants…

Les marchés tertiaires régionaux semblent plutôt bien évoluer.

S’agissant du premier d’entre eux, en l’occurrence celui de Lyon, une récente étude signée Brice Robert Arthur Loyd met en avant une demande placée à fin juin de 126 523 m2, en hausse de 34 % par rapport au 1er semestre 2020, cependant « à relativiser puisqu’un mega deal de plus de 28 000 m2, signé par l’EM Lyon, a été comptabilisé à Gerland ». Il n’empêche que le nombre de transactions est également en hausse de 34 % à 246 et que le loyer « prime » atteint 340 euros (HT, HC) du mètre carré, contre 320 euros (HT, HC) du mètre carré au 1er semestre 2020. « Sur le terrain, nous constatons que les entreprises ont le souhait d’aller de l’avant et de concrétiser leur projet immobilier, tout en ayant pleinement conscience qu’elles devront adapter leur consommation de mètres carrés à l’émergence des nouvelles façons de penser le « bureau » : télétravail, « desk sharing »… » souligne Jonathan Garcia. Le consultant associé ajoute : « les mesures d’accompagnement proposées par les bailleurs sont également revues : durée d’engagement adaptée, possibilité de restitution de surface par anticipation, franchise de loyer… Ces mesures adaptées au contexte actuel permettent de maintenir l’équilibre des valeurs »…

Plus généralement, « le marché des bureaux en régions montre des signes encourageants de reprise dans un contexte de crise sanitaire » affirme BNP Paribas Real Estate, faisant valoir un volume de 730 000 m2 placés dans ce créneau du marché tertiaire au cours du 1er semestre, en hausse de 35 % par rapport au 1er semestre de l’année dernière. Un volume qui « est même supérieur au niveau enregistré en 2016, par exemple, et affiche une progression de 6 % en comparaison à la moyenne sur dix ans » précise Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction France, en charge du pôle régions.

Pour ce qui concerne les principales tendances de ce marché, « les transactions dans le neuf tirent leur épingle du jeu avec une progression de 45 % », sachant que le seconde main reste majoritaire et représente plus de la moitié des transactions, « avec une croissance de 29 % par rapport au 1er semestre 2020 ». Par ailleurs, « les transactions de grandes surfaces (supérieures à 5 000 m²) sont de retour sur un marché dominé dernièrement par les petites et moyennes surfaces » précise BNP Paribas Real Estate, soulignant qu’« avec près de 107 000 m² placés, le volume de transactions de grandes surfaces enregistre une hausse significative de 38 % par rapport au 1er semestre 2020 »… Si Lyon reste en tête des marchés tertiaires régionaux, « Lille se positionne en 2ème place avec 80 000 m² placés, soit une légère progression de près de 1 %. Aix/Marseille monte sur la troisième marche du podium avec un volume de transactions qui progresse de 10 %. De son côté, Nantes totalise près de 67 000 m² placés, soit une hausse significative de 74 %. Montpellier crée la surprise avec un volume de transactions presque trois fois plus élevé que l’an dernier passant devant Bordeaux (+32 %) et Toulouse (+46 %) ».

Quant aux perspectives, « pour la fin de l’année 2021, nous sommes plutôt confiants » affirme Jean-Laurent de La Prade. « D’une part, les indicateurs macro économiques en régions sont très bien orientés et surperforment l’Ile-de-France, notamment sur l’Arc Atlantique, la région Rhône-Alpes et le bassin méditerranéen. D’autre part, la demande exprimée auprès de nos équipes a augmenté de 22 % en volume et de 43 % en nombre par rapport au 1er semestre 2020. Enfin, les régions représentent une vraie alternative pour les salariés qui privilégient de plus en plus un bon équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle et pour les entreprises qui y trouvent des loyers plus attractifs ». Au final, « nous anticipons un atterrissage autour de 1,55 million de mètres carrés d’ici fin 2021, soit légèrement en-dessous de la moyenne des cinq dernières années qui s’élève à 1,65 million de mètres carrés »…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine