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Steven Khoury (The Instant Group) : « les règles du travail ont été réécrites »…

Points de vueBureaux

le 22 Oct 2021

Steven Khoury, directeur général EMEA au sein de la société The Instant Group, qui « conseille et propose des solutions immobilières commerciales qui favorisent l’agilité, l’efficacité et la résilience de l’entreprise », nous livre une tribune sur le retour au bureau et pourquoi l’humain et la quête de sens au travail sont désormais prioritaires…

Nous ne savons pas encore quand l’effectif présent au bureau retrouvera un équilibre « normal », mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’en ce qui concerne le retour au bureau, les choses ne seront plus ce qu’elles étaient. Les « règles du travail » ont été réécrites.

L’expérience mondiale du travail à domicile pour les professions intellectuelles a fondamentalement changé notre façon de travailler et l’approche du « travail hybride » dont on parle beaucoup, mais qui n’est pas encore définie, est en train de s’imposer. Mais alors que nous commençons à avancer dans ce tout nouvel avenir, notre étude (*) montre que les organisations les plus novatrices placent leurs salariés et leurs aspirations au centre de leur stratégie en matière d’espaces de travail.

Privilégier l’humain et le sens au travail : selon un récent rapport de McKinsey, 70 % des salariés attendent de leur job qu’il donne du sens à leur action. Suite à la pandémie de la Covid-19, deux tiers des salariés réfléchissent désormais à leurs propres aspirations.

Ceux qui déclarent se réaliser grâce à leur travail ont 6,5 fois plus de chances de faire preuve d’une plus grande résilience et d’adhérer au projet de l’entreprise.

Notre propre enquête menée récemment auprès de dirigeants immobiliers et ressources humaines montre que les organisations veulent également envisager de nouvelles façons de mesurer le succès de leurs espaces de travail. Il s’agit notamment de repositionner la raison d’être du bureau « physique », sa vocation à rassembler et à rendre les connexions possibles.

L’expérience du salarié est un tout, constituée d’un ensemble de petites choses qui rendent sa journée plus facile et productive. Chaque interaction doit être optimisée en prenant en compte les différents parcours utilisateurs au sein des espaces de travail. L’amélioration de l’expérience des salariés commence par la capacité des dirigeants et des décideurs à aligner les objectifs individuels des salariés avec ceux de l’entreprise.

Pas d’idées préconçues

Dans notre récente enquête auprès d’entreprises internationales, 69 % des personnes interrogées ont déclaré que la culture d’entreprise était le facteur le plus déterminant dans les décisions futures concernant les espaces de travail.

La productivité n’a peut-être pas été affectée de manière significative par la fermeture des bureaux, mais beaucoup ressentent l’absence d’interaction en face à face et ont hâte de retrouver leurs collègues et leurs clients d’une manière ou d’une autre. La plupart des entreprises planifient leur stratégie de retour au travail depuis plus d’un an, mais ont-elles véritablement étudié les attentes de leurs salariés ?

Les études rapportent que les salariés veulent plus de flexibilité et de choix, et que le bureau est destiné à la collaboration et la convivialité. Mais la réalité veut que nous soyons tout juste sur le point de découvrir ce que serait la bonne équation. Nous allons entrer dans une période de « test et d’apprentissage » pour trouver le bon équilibre. Il n’existe pas d’approche unique, les besoins et attentes de chaque salarié seront différents selon son métier, son expérience, son âge, sa personnalité, ses clients et son organisation personnelle.

Nous encourageons les dirigeants à mener des enquêtes auprès de leurs salariés concernant leurs espaces de travail (groupes de discussion, entretiens, séances de brainstorming…) et à s’inspirer des tendances sur le marché pour affiner leurs choix.

Obtenir l’adhésion des équipes

Disposer d’une stratégie claire et transparente émanant de la direction est essentiel. Mais les entreprises qui obtiendront les meilleurs résultats sont celles qui réussiront à faire adhérer leurs salariés en leur donnant les moyens de faire les bons choix pour eux, leur activité professionnelle et l’organisation de leurs journées de travail.

Pendant la pandémie mondiale, l’expérience de l’environnement de travail s’est invitée dans la sphère privée du domicile jusqu’à occuper les tables de cuisine et les tables de chevet. Ces nouveaux espaces de travail constituent désormais des « concurrents » majeurs de ceux proposés par les entreprises. En associant les salariés au processus de prise de décision, une société a plus de chances d’obtenir l’adhésion de ses collaborateurs aux changements et, mieux encore, de les voir s’approprier la stratégie.

Tester et ne présumer de rien

Un moyen efficace de déterminer si la nouvelle stratégie pour les espaces de travail sera couronnée de succès est de la tester, pour voir si elle fonctionne pour l’organisation et pour ses salariés. Il s’agit de tester les nouvelles méthodes de travail dans un écosystème en pleine mutation dont les impacts s’étendent sur le monde du travail dans son ensemble.

Cette approche agile de la stratégie pour les espaces de travail ne doit pas nécessairement être coûteuse ; en fait, elle pourrait permettre d’économiser des sommes considérables en dépenses inutiles à l’avenir. Elle nécessite toutefois de consacrer du temps à la conduite du processus et à la mise en œuvre de l’agilité. Pour ce faire, il est essentiel de recueillir toutes les données utiles et d’examiner comment l’espace de travail est utilisé, quels sont les niveaux de productivité et le niveau de satisfaction des salariés !

Qu’il s’agisse de la culture d’entreprise, de l’attractivité et de la rétention de talents ou du bien-être des salariés, il n’a jamais été aussi important de réintroduire de l’humain, du sens et des expérimentations d’environnements de travail réussies au cœur des décisions. Il n’y a pas meilleur moment qu’aujourd’hui pour essayer.

(*) Accéder à l’étude complète ici >>

Steven Khoury, directeur général EMEA
The Instant Group

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 29/11/2021

Confiance !

En ces temps d’incertitude sanitaire, il est plutôt encourageant d’apprendre que « la confiance des professionnels de l’immobilier face aux perspectives futures est au beau fixe. Elle atteint son plus haut niveau depuis 2014, témoignant d’un sentiment de soulagement et d’optimisme à court terme largement partagé par un secteur qui a su faire preuve de résilience pendant la pandémie » : c’est l’un des enseignements de la dernière édition de l’étude « Emerging trends in real estate Europe 2022 » réalisée par le cabinet de conseil et d’audit PwC et l’Urban Land Institute (ULI). 

Encore mieux : « près de la moitié des personnes interrogées pensent que la confiance continuera d’augmenter en 2022 en matière de perspectives futures des entreprises immobilières (52 %), de rentabilité (49 %) et d’effectifs (53 %) ».

S’agissant des « prévisions de rendement pour 2022 », elles « sont plus élevées qu’il y a un an, soutenues par une demande forte et continue des investisseurs, une disponibilité de la dette et des fonds propres abondants, même si des différences notables sont observées entre les types d’actifs, à savoir ceux qui ont eu une bonne performance pendant la pandémie et ceux qui en ont considérablement souffert » soulignent PwC et l’ULI, notant, cependant, que « cet optimisme est lié au retour à un climat des affaires plus normalisé à court terme, mais masque une forme d’incertitude et de volatilité à moyen terme »… Pour ce qui est du court terme, « les incertitudes les plus marquées du secteur concernent la cybersécurité pour 67 % des personnes interrogées, suivie par l’inflation (59 %) et les taux d’intérêt (55 %). De plus, les problématiques les plus préoccupantes pour les entreprises immobilières pour 2022 sont les coûts de la construction et la disponibilité des ressources (88 %), la disponibilité de terrains et d’actifs exploitables (66 %), ainsi que les exigences de durabilité et de décarbonisation (61 %) ». Résultat : « face à ce contexte, 59 % des répondants envisagent de privilégier l’achat net d’actifs immobiliers (55 % l’année prochaine), confirmant, d’une part, le facteur de confiance et, d’autre part, l’attrait inhérent de l’immobilier par rapport aux autres catégories d’actifs ».

Autre information encourageante : si « Londres arrive en tête du classement général en termes d’investissement et de développement dans le classement des villes européennes, en passant devant Berlin pour inverser les deux premières places par rapport à l’année dernière », selon cette étude, « les investisseurs auront toujours un grand attrait pour Paris qui conserve sa place dans le top 3. Considérée comme le plus grand marché de bureaux d’Europe continentale, la Capitale abriterait aussi le plus grand nombre de sièges sociaux d’Europe. Les Jeux Olympiques de 2024 représenteraient, par ailleurs, un excellent levier de croissance pour la ville et pourraient stimuler l’investissement. Toutefois, un enjeu subsiste : obtenir des financements pour les départements alentours qui ne bénéficient pas de la même attractivité que Paris »…

De quoi renforcer la détermination des professionnels hexagonaux !

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