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En confinement avec… Michael Cross

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le 17 Avr 2020

Confiné à Paris, dans le quartier de la Bastille, Michael Cross, directeur du pôle commerce d’Evolis, s’est taillé un emploi du temps millimétré qui force le respect !

Vous voulez vous aussi nous proposer votre « En Confinement » et répondre à notre questionnaire ? Ecrivez-nous à redaction@immoweek.fr .

Comment se déroule votre journée ?

7h-10h : Biberons et câlins à ma petite dernière de 6 semaines.

10-11h : petit déjeuner et lecture des mails.

11-15h : échange téléphonique  auprès de mes clients et mes consultants depuis ma chambre avec la visite périodique de ma plus grande fille de 8 ans.

15-16h : déjeuner tardif en travaillant les estimations de mes mandants avec des dessins animés en toile de fond.

16-18h : Webinar, que ce soit une conférence ou un tuto pour profiter de ce temps libre, pour progresser en juridique ou en digital.

18-19h : footing avec ma plus grande fille qui chevauche sa trottinette.

19-20h : battle sur la Wii avec ma femme et ma plus grande fille.

20h-20h30 : Time for shower !

20h30-23h : ambiance canapé et télévision tout en échangeant des whatsapp avec mon équipe.

23h-minuit : Dîner tardif.

Minuit : Time to sleep !

Où êtes-vous ?

Bastille, un quartier très animé, mais tellement calme en ce moment !

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Ma chambre depuis laquelle j’entends les oiseaux.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Bon, là, je sèche… Je passe beaucoup de temps à communiquer et à profiter de mes enfants, je n’ai pas ouvert un livre depuis le confinement.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Baron Noir ! J’apprécie la faculté d’adaptation et la volonté de rapprocher sa famille tout en pensant à ses intérêts. Je cite aussi « Lady Bug », mais je subis plus que je ne suis… même si c’est l’occasion de voir des quartiers de Paris qui me manquent et qui sont à plus d’un kilomètre de mon droit de sortie !

Un album de musique à nous conseiller ?

Je suis nostalgique et réécoute des grands classiques que mes parents écoutaient lorsque j’étais enfant : Aznavour, Brel, Bachelet, Idir…

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Footing et Wii ! J’allège les repas et consomme beaucoup de yaourts et fruits.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Préparez l’avenir et profitez de vos proches, passez du temps à communiquer avec les autres et échanger des idées…

Une photo qui symbolise votre confinement ?

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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