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En confinement avec… Sandrine Allonier

ActualitésFinance & Bourse

le 05 Mai 2020

L’activité immobilière tourne au ralenti, mais le monde bancaire n’est pas à l’arrêt et le travail des courtiers en prêts immobiliers se poursuit. Rendez-vous pour ce « En confinement » avec Sandrine Allonier, responsable des partenariats bancaires chez VousFinancer…

Comment se déroule votre journée ?

J’essaie de faire en sorte que toutes ne se ressemblent pas justement… même si je garde tout de même une organisation de base. Je me lève assez tôt, je lis les informations sur mon téléphone, je prends mon petit déjeuner en famille, puis je vais courir, un jour sur trois, ou je fais du sport chez moi ; je travaille ensuite toute la journée, avec néanmoins une petite pause au soleil à l’heure du déjeuner, mais à partir de 17h je lève le pied, je profite de mes enfants, j’appelle aussi mes amis et ma famille, avec les nombreuses applications désormais disponibles : zoom ou houseparty par exemple ! Je tente d’allier au mieux le travail et tout le reste…

Où êtes-vous ?

A Asnières-sur-Seine, que je découvre comme jamais au fil de mes sorties dans le quartier ! J’ai l’impression d’en connaître maintenant chaque rue, chaque belle maison !

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Ma terrasse, au 6ème étage, avec vue sur tout Paris et La Défense. C’est un peu mon repère, quand j’y suis, je ne me sens plus confinée… et j’ai envie de m’envoler !

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Le Prince des marées, de Pat Conroy écrit en 1986, mais réédité dans une traduction révisée. Je l’ai presque terminé, mais je l’avais commencé il y a 2 mois déjà ! Car je prends le temps de lire également beaucoup la presse, mais aussi un livre sur le débarquement que je m’étais promis de lire « quand j’aurai le temps ».

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

J’ai revu « un jour sans fin »… Un bon film de confinement ! Sinon, je regarde le « Bureau des légendes », mais aussi pas mal de documentaires avec les enfants, pour qu’ils apprennent des choses pendant ce confinement… et moi aussi, d’ailleurs !

Un album de musique à nous conseiller ?

J’ai ma musique de confinement : Sunday Best, de Surfaces, un morceau qui donne la pêche ! Important en ce moment ! A écouter au minimum une fois par jour pour garder le sourire !

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je fais du sport, je sors m’aérer, je reste en contact avec ceux que j’aime et je me mets au soleil ! Très important la vitamine D !

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Il faut tenter de rester positif, prendre du recul et se dire que ce qu’on vit, ce ne sont que quelques mois dans une vie… et que dans un an ou deux, on se dira que, finalement, c’est passé vite… Du moins, je l’espère !

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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