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Investissement : la France se distingue au premier trimestre selon JLL

ActualitésFinance & Bourse

le 15 Mai 2020

JLL mesure l’investissement global en immobilier d’entreprise au premier trimestre 2020 : si celui-ci baisse de 5 % au niveau mondial, la France a connu une hausse de 20 % sur un an, atteignant 7,7 milliards de dollars (7,12 milliards d’euros) de volumes investis.

Derrière cette performance en berne à l’échelle du monde, il faut, bien sûr, pointer l’effondrement de l’activité en Asie, où la baisse atteint 26 %, le continent ayant été frappé bien plus tôt par la pandémie de Covid-19.
La France atteint, ainsi, le 4ème rang mondial en volumes d’investissement au premier trimestre 2020, alors qu’elle était à la 19ème place au premier trimestre 2019 ; Paris se place quatrième au niveau mondial, derrière Londres, New York et Tokyo.
D’après JLL, « l’impact de la crise sanitaire entraînera, certes une baisse à court terme de l’activité des investisseurs, mais l’immobilier demeure une classe d’actifs très attractive dans le contexte actuel. Le marché de l’investissement reprendra son rythme de croisière à moyen et long terme, d’autant plus que les capitaux prêts à être déployés chez les fonds d’investissement à l’échelle globale sont à un niveau quasi record malgré un ralentissement dans la collecte de fonds au 1er trimestre 2020″…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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