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En confinement avec… Mathieu Morio

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le 04 Mai 2020

C’est avec un emploi du temps millimétré comme du papier à musique que Mathieu Morio, président de la startup Gridky, spécialisée dans l’achat de biens immobiliers neufs, proposant des outils digitaux et permettant de « réaliser l’intégralité du process », nous livre sa vie de confiné nichée dans un petit passage du 11ème arrondissement de Paris…

Le confinement n’est pas (encore) terminé. Vous pouvez toujours nous faire part du vôtre en nous adressant votre demande à redaction@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?

8 h : je réveille mes enfants et je leur prépare un petit déj.

8h30 : préparation du programme du jour de l’école à la maison (ils ont de super maîtres et maîtresses même à distance : vive l’école publique !).

9 h : tout le monde se met au travail, chacun dans son coin, mais dans la même pièce généralement : ça occasionne des conférences tél ou visio avec des cris bizarres par moment…

10 h : « IT call » tous les matins, nous faisons un point avec toute l’équipe informatique en visio. C’est notre cœur d’activité : développer des outils techno extra pour aider les pro de l’immobilier à mieux vendre.

13 h : déjeuner en famille. Très sympa car généralement c’est seulement le week-end. Ca donne donc un petit goût de vacances.

14 h : on y retourne.

16 h : pause gym. Ca aussi c’est nouveau depuis le confinement. Je fais 30 min de sport en regardant un coach sur Internet (https://www.youtube.com/watch?v=XN0VG-CiRgg). On a un peu l’impression d’être ridicule en le faisant au début, mais c’est top !

16h30 : on y re-retourne.

19 h : bouquinage, mission casque bleu entre enfants, dîner, film ou série.

La belle vie quoi !

Où êtes-vous ?

Dans un petit passage du 11ème arrondissement à Paris.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Le salon pour l’espace (partagé avec ma famille) et ma chambre pour les conférences lorsqu’il faut vraiment du calme.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

J’ai deux lectures en parallèle en ce moment : Moby Dick de Melville (pour la mer, le bien et le mal, le souffle), et Le New Deal Vert de Rifkin (pour une vision optimiste sur le changement climatique et comment on pourrait y arriver).

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Je regarde deux séries géniales qui se ressemblent : Homeland et Le Bureau des Légendes. Très marrant de voir comment on traite très différemment un sujet proche de part et d’autre de l’Atlantique. Et sinon, nous avons tenté une expérience osée ! Nous avons montré à nos enfants (9, 11 et 13 ans) deux Capra : La Vie est Belle, et Mr. Smith au Sénat. Ils ont adoré le 1er et bien aimé le 2ème.

Un album de musique à nous conseiller ?

Christine and the Queens, l’album Chaleur Humaine. Cette chanteuse qui a une voix qui vous envoûte est comme un personnage de film. J’adore !

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je respecte scrupuleusement mon créneau de 16h. Et le dimanche je vais courir une heure le matin (avant 10h et à pas plus de 1km de chez moi : ça c’est Paris…).

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Chez Gridky, nous développons des outils géniaux pour travailler à distance (du big data aux petits oignons qui permet de sélectionner des biens, de faire des simulations financières et des présentations commerciales en 1 clic faciles à montrer en visio aux clients). Et pourtant, à force de faire des apéro en visio avec mes amis le soir, je me rends bien compte que ça ne remplace pas du tout le bruit des verres qui s’entrechoquent, des embrassades et des discussions sans écran. Le digital et l’innovation sont essentiels dans l’immobilier. Mais ils ne font pas tout. Alors rêvons un peu à l’après : le digital sera partout dans l’immobilier et les conseillers, experts de leur domaine, socle de la confiance des clients, continueront à prospérer en utilisant des outils toujours plus sophistiqués. L’ancien monde marié avec le nouveau. Ce moment particulier que nous vivons de manière contrainte sera peut-être le catalyseur de cette belle union.

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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