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Jerôme Bédier (Seqens) : « l’éradication des dernières passoires thermiques est une priorité »

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le 07 Avr 2021

Dix-huit mois après sa création, et fort d’un patrimoine de 100 000 logements, dont 90 000 à caractère social et 10 000 dits « spécifiques », Seqens dresse le bilan de l’année 2020 et dessine sa feuille de route pour l’année 2021. Au programme, augmentation de la production de logements sociaux, rénovation urbaine et thermique…

« Malgré le jeune âge du groupe, notre activité est soutenue » affirme Pascal Van Laethem, directeur général de Seqens. En 2020, un an et demi après sa création, Seqens a ainsi déposé 3 176 agréments et réhabilité 3 477 logements.

3 600 nouveaux logements financés pour 2021

En 2021, l’objectif du groupe est d’augmenter la production de logements sociaux, en visant 3 600 nouveaux logements financés, dont 500 logements accompagnés, produits par Seqens Solidarités. « 300 seront dédiés au public « jeune » » affirme le directeur général, rappelant que ces derniers sont particulièrement impactés par la crise.

« L’accession sociale est également une activité des plus importante pour nous » ajoute-t-il. En 2021, 580 logements devraient donc être concernés par l’accession sociale à la propriété, portés en partie par la filiale Seqens Accession.

Supprimer les passoires thermiques

Concernant la rénovation du patrimoine, Jerôme Bédier, président de Seqens, insiste : « l’éradication des dernières passoires thermiques est une priorité, il s’agit de les supprimer à échéance de deux ans ». Les travaux de réhabilitation, concernant 4 000 logements, la plupart en réhabilitations thermiques, sont ainsi lancés.

Pour atteindre ces objectif, le groupe consacrera 700 millions d’euros par an, sur les cinq prochaines années, soit un total de 15 000 nouveaux logements. 200 millions d’euros seront également investis chaque année pour la rénovation des logements, soit près de 22 000 sur la même période.

L’enjeu : garantir le logement dans une zone de forte tension. Jerôme Bédier souligne : « la crise et les élections municipales ont retardé certains projets. Nous sommes prêts, beaucoup de projets sont dans nos cartons, nous voulons avancer avec les collectivités locales le plus rapidement possible. »

Toujours pour répondre à la demande qui s’intensifie, le groupe annonce travailler actuellement sur la transformation de bureaux en logements. Le directeur général de Seqens annonce ainsi qu' »une demi douzaine de projets, sur des réalisations qui dépassent en moyenne les 50 logements, est en cours ».

Rénovation urbaine

Pour accélérer la tendance, le groupe, qui développe 4 000 logements par an, mise sur la rénovation urbaine, s’impliquant dans 25 projets de rénovation de quartiers, pour un investissement total de 1,35 milliard d’euros.

Parmi ces rénovations, treize concernent des projets hors Anru, pour un montant de 700 millions d’euros. « La rénovation urbaine ne se limite pas au périmètre de l’Anru, nous rénovons en profondeur nos bâtis. Nous pouvons donc être radical, avec des démolitions totales » affirme Pascal Van Laethem. Ces rénovations « en profondeur » représentent un programme cumulé de démolition de près de 3 000 logements, la reconstitution de l’offre déconstruite et l’amélioration de l’existant préservé par la réhabilitation et la résidentialisation ».

Pour finir, afin de mener à bien sa mission, le président du groupe interpelle le gouvernement, rappelant l’importance de la contribution de son actionnaire Action Logement : »Action Logement ne pourra continuer de nous soutenir que s’il en a les moyens. L’Etat doit le laisser accomplir sa mission de création de logements sociaux ».

La crise du logement ne s'appaise pas

La crise du logement ne s’apaise pas. De plus, les nouveaux élus se ré-interrogent sur les projets initiés. Pour répondre à cette crise, nous devons améliorer nos propres fonciers.

Anaïs Divoux

Édito
par Thierry Mouthiez

le 14/06/2021

Bureaux : Paris cartonne…

« Malgré le recours massif au télétravail, le bureau reste la typologie d’actifs privilégiée, mais les investisseurs demeurent sélectifs en ciblant des actifs pouvant délivrer une performance locative pérenne et ayant une localisation attractive » relève Primonial REIM à propos des bureaux dans la dernière livraison de sa publication trimestrielle « Convictions immobilières ».

Surtout, l’institutionnel souligne qu’« en Zone euro, deux capitales ont monopolisé les flux de capitaux : Paris et Berlin ». Et de préciser que « le volume d’investissement en immobilier de bureaux en Europe était de 14,6 milliards d’euros au premier trimestre 2021, un retrait de 57 % sur un an. Stratégie entamée en 2020, les investisseurs ont privilégié les marchés de bureaux à dimension internationale, de qualité, bien desservis et disposant d’un important bassin d’emplois synonyme de bonne capacité de rebond. En Zone euro, Paris arrive en tête du classement avec plus de 3 milliards d’euros d’investissements, suivi par Berlin (700 millions) et Francfort (450 millions d’euros) »…

A propos des taux de rendement, Primonial REIM estime que « dans la centaine de marchés de bureaux analysés, les rendements sont demeurés majoritairement stables pour les zones les plus « prime ». Toutefois, certaines métropoles régionales et marchés secondaires ont connu des décompressions entre fin 2020 et le premier trimestre 2021 (+15 et +25 points de base). A l’inverse, des compressions comprises entre 10 et 50 points de base ont été identifiées, preuve que les marchés s’adaptent rapidement selon le contexte ». Ainsi, « les marchés les plus « core », comme Paris, Munich, Berlin ou Francfort ont aujourd’hui un taux de rendement inférieur à 3 % »…

Pour ce qui est des perspectives, sans surprise, « les marchés des bureaux bien localisés semblent aujourd’hui être les mieux positionnés pour le cycle actuel aussi bien en termes de valeur, de revenus que de liquidité ». Certes, « malgré une diminution de la demande placée au premier trimestre 2021 en raison des restrictions sanitaires dans les différents pays européens, il est encore trop tôt pour quantifier l’impact réel qu’aura le travail à domicile sur le marché des bureaux dans la décennie à venir ». Cependant, « une chose est certaine : il est apparu aux yeux de tous que l’environnement de travail physique et collaboratif contribue au bien-être des salariés et constitue un lieu stratégique pour faire vivre la culture d’entreprise ». Donc, « l’attrait des utilisateurs et des investisseurs pour les marchés centraux « core » et les hubs de bureaux bien desservis à proximité des lieux d’habitation semble se dessiner ». Et « le déblocage et la reprise progressive de l’économie viendront réorienter, trimestre après trimestre, l’ensemble des loyers à la hausse pour les marchés les mieux localisés que nous analysons »… Sans compter que « des opportunités seront à saisir dans les quartiers en devenir proposant des bureaux adaptés aux nouveaux usages lorsque la demande placée confirmera sa reprise »…

Bref, on est très loin de la désaffection pour les bureaux que certains prédisaient…

A noter que dans son « point marché » daté de juin, Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, écrit : « nous pensons que les investisseurs se repositionneront sur les secteurs défensifs, dont l’immobilier, dans les semaines à venir et que certains segments du marché (bureaux « prime », logistique en particulier) sont en capacité d’imposer des hausses de loyers »…

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