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Le Choix Immoweek : les bailleurs sociaux plus attentifs à la gestion circulaire des déchets de chantiers

ActualitésGreen & Innovations

le 30 Juil 2021

Face à des projets de renouvellement urbain qui mobilisent de grandes quantités de matériaux de construction, générant autant de déchets de chantier, de plus en plus de bailleurs sociaux s’intéressent à des méthodes moins consommatrices de ressources. L’économie circulaire apparaît comme l’une des réponses à ces enjeux. C’est notre « Choix » Immoweek.

Suite aux différentes lois visant à améliorer le recyclage et le réemploi des déchets de chantier, les bailleurs sociaux, en qualité de maîtres d’ouvrage, sont contraints de modifier leurs pratiques.

Outre la réglementation, les gisements de matériaux générés par le renouvellement urbain interpellent les organismes HLM sur la nécessité d’une gestion plus circulaire de ces déchets. Le programme national de rénovation urbaine a généré, en Ile-de-France, la démolition de 41 600 logements sociaux et la réhabilitation de 106 700 autres. Dès lors, l’enjeu est de savoir comment valoriser ces déchets et transformer ces lieux en laboratoires d’expérimentation.

Des procédés innovants

Les appels à projets qui les accompagnent, permettent de mettre en œuvre des procédés innovants. Le groupe Caisse des Dépôts a, par exemple, financé en 2015 l’appel à projets Architecture de la transformation, en lien avec l’Union sociale pour l’habitat, qui a permis à des bailleurs comme Seine-Saint-Denis Habitat d’expérimenter la construction d’ouvrages en réemployant du béton.

Au-delà de l’apport financier, les appels à manifestation d’intérêt assurent aux bailleurs sociaux des partenariats pour mettre en œuvre des procédés innovants : dans le quartier des Indes, à Sartrouville (78), le PIA a réuni 1 001 Vies Habitat, la commune, l’intercommunalité et Bouygues Immobilier, ainsi qu’un ensemble de bureaux d’études, ce qui a facilité le déploiement du procédé BIM, destiné à modéliser les données des bâtiments et ainsi proposer des solutions de déconstruction plus écologiques.

Du béton aux portes et boîtes aux lettres

D’autres matériaux peuvent être récupérés par les bailleurs pour leurs besoins internes, à l’instar du projet de renouvellement urbain du quartier Gagarine, à Romainville (93) : l’agence locale de Seine-Saint-Denis Habitat y a récupéré des portes à l’intérieur des logements, qu’elle a conditionnées et qu’elle réemploiera dans de prochaines opérations. L’office HLM a également pu revendre des boîtes aux lettres aux promoteurs, pour du logement en accession dans le quartier, ou des marches en granito à la Ville de Paris, pour l’aménagement extérieur de la Maison des Canaux (Paris 19ème).

Ces nouvelles pratiques supposent pour les bailleurs de modifier les dossiers d’attribution des marchés de construction et de démolition. Outre un lot « désamiantage » et un lot « déconstruction », un lot « réemploi » est désormais de mise dans les marchés de démolition. Un lot « valorisation du béton après démolition » peut également être inclus.

Anaïs Divoux

Édito
par Thierry Mouthiez

le 20/09/2021

Bureaux en régions : des signes encourageants…

Les marchés tertiaires régionaux semblent plutôt bien évoluer.

S’agissant du premier d’entre eux, en l’occurrence celui de Lyon, une récente étude signée Brice Robert Arthur Loyd met en avant une demande placée à fin juin de 126 523 m2, en hausse de 34 % par rapport au 1er semestre 2020, cependant « à relativiser puisqu’un mega deal de plus de 28 000 m2, signé par l’EM Lyon, a été comptabilisé à Gerland ». Il n’empêche que le nombre de transactions est également en hausse de 34 % à 246 et que le loyer « prime » atteint 340 euros (HT, HC) du mètre carré, contre 320 euros (HT, HC) du mètre carré au 1er semestre 2020. « Sur le terrain, nous constatons que les entreprises ont le souhait d’aller de l’avant et de concrétiser leur projet immobilier, tout en ayant pleinement conscience qu’elles devront adapter leur consommation de mètres carrés à l’émergence des nouvelles façons de penser le « bureau » : télétravail, « desk sharing »… » souligne Jonathan Garcia. Le consultant associé ajoute : « les mesures d’accompagnement proposées par les bailleurs sont également revues : durée d’engagement adaptée, possibilité de restitution de surface par anticipation, franchise de loyer… Ces mesures adaptées au contexte actuel permettent de maintenir l’équilibre des valeurs »…

Plus généralement, « le marché des bureaux en régions montre des signes encourageants de reprise dans un contexte de crise sanitaire » affirme BNP Paribas Real Estate, faisant valoir un volume de 730 000 m2 placés dans ce créneau du marché tertiaire au cours du 1er semestre, en hausse de 35 % par rapport au 1er semestre de l’année dernière. Un volume qui « est même supérieur au niveau enregistré en 2016, par exemple, et affiche une progression de 6 % en comparaison à la moyenne sur dix ans » précise Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction France, en charge du pôle régions.

Pour ce qui concerne les principales tendances de ce marché, « les transactions dans le neuf tirent leur épingle du jeu avec une progression de 45 % », sachant que le seconde main reste majoritaire et représente plus de la moitié des transactions, « avec une croissance de 29 % par rapport au 1er semestre 2020 ». Par ailleurs, « les transactions de grandes surfaces (supérieures à 5 000 m²) sont de retour sur un marché dominé dernièrement par les petites et moyennes surfaces » précise BNP Paribas Real Estate, soulignant qu’« avec près de 107 000 m² placés, le volume de transactions de grandes surfaces enregistre une hausse significative de 38 % par rapport au 1er semestre 2020 »… Si Lyon reste en tête des marchés tertiaires régionaux, « Lille se positionne en 2ème place avec 80 000 m² placés, soit une légère progression de près de 1 %. Aix/Marseille monte sur la troisième marche du podium avec un volume de transactions qui progresse de 10 %. De son côté, Nantes totalise près de 67 000 m² placés, soit une hausse significative de 74 %. Montpellier crée la surprise avec un volume de transactions presque trois fois plus élevé que l’an dernier passant devant Bordeaux (+32 %) et Toulouse (+46 %) ».

Quant aux perspectives, « pour la fin de l’année 2021, nous sommes plutôt confiants » affirme Jean-Laurent de La Prade. « D’une part, les indicateurs macro économiques en régions sont très bien orientés et surperforment l’Ile-de-France, notamment sur l’Arc Atlantique, la région Rhône-Alpes et le bassin méditerranéen. D’autre part, la demande exprimée auprès de nos équipes a augmenté de 22 % en volume et de 43 % en nombre par rapport au 1er semestre 2020. Enfin, les régions représentent une vraie alternative pour les salariés qui privilégient de plus en plus un bon équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle et pour les entreprises qui y trouvent des loyers plus attractifs ». Au final, « nous anticipons un atterrissage autour de 1,55 million de mètres carrés d’ici fin 2021, soit légèrement en-dessous de la moyenne des cinq dernières années qui s’élève à 1,65 million de mètres carrés »…

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