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Le choix Immoweek : l’exposition Docteur Paper joue les prolongations

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le 12 Mai 2022

La Maison de l’architecture Ile-de-France et l’agence Temaprod présentent depuis le 17 février 2022 l’exposition « Le Grand Tour ». À travers une sélection des œuvres de l’illustrateur nantais Docteur Paper, l’évènement revient sur la série « Travel With Me » dont l’artiste célèbre les 10 ans cette année. C’est le choix Immoweek de ce jeudi 12 mai…

Un tour de l’architecture des villes du monde capturées au cours de ses voyages, que l’exposition accompagne du récit qui a façonné l’évolution de ces villes. Initialement prévue pour deux mois, « Le Grand Tour » a été prolongé jusqu’au 15 mai. Il ne reste que trois jours pour y assister !

Les grands objets et monuments architecturaux qui composent nos villes laissent des souvenirs impérissables de nos voyages. Mais d’où viennent-ils ? Quelles histoires se cachent derrière ces éléments ? Quels messages transmettent-ils ? Les créations de Jérôme Baillet, de son nom d’artiste Docteur Paper, apportent certains éclairages. Cet illustrateur basé à Nantes (44) dessine au feutre les fragments des cités qu’il traverse au cours de ses périples.

Des gratte-ciels iconiques de New York, au dôme géodésique de la Biosphère, à Montréal ; du calme des bords de la Garonne, à Bordeaux, à la vie trépidante du centre d’Osaka… Les dessins en noir et blanc et le sens du détail de l’artiste plaident pour une pédagogie architecturale. Les 24 villes du monde représentées sont accompagnées de textes, en rapport avec l’œuvre, retraçant leur histoire et dévoilant une anecdote.

L’exposition est co-produite par l’agence de conseil Temaprod et la Maison de l’architecture Ile-de-France ; elle est mise en scène par Bellastock. L’entrée est gratuite du mardi au vendredi de 10h à 18h et le samedi et dimanche de 12h à 19h au 148, rue du Faubourg Saint-Martin, dans le 10ème arrondissement de Paris…

Maxime Zivanovic

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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