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Pierre et Vacances va demander un prêt garanti par l’Etat

ActualitésHôtellerie/Santé

le 21 Avr 2020

Pierre et Vacances-Center Parcs annonce »instruire » un dossier de prêt garanti par l’Etat devant l’incertitude de réouverture de ses sites, tout en s’attendant à une demande « intense » pour des séjours touristiques après le déconfinement imposé par l’épidémie de Covid-19.

Le numéro un européen des résidences de loisirs a fait état d’un chiffre d’affaires semestriel en baisse de 5,7 % sur un an, à 696 millions d’euros. Son seul pôle touristique – coeur de l’activité du groupe – affiche une légère croissance de 0,7 % sur la période, close fin mars.

« La croissance significative des performances opérationnelles du groupe pré Covid-19 a permis de compenser les effets court terme de la crise » commente Pierre et Vacances.

Le groupe fait état d’un manque à gagner de 31 millions d’euros pour ses activités touristiques « lié à la fermeture de la quasi totalité » des sites lors de la deuxième quinzaine de mars.

Ainsi, outre les domaines Center Parcs fermés depuis mi-mars, les résidences Pierre & Vacances ont vu leur saison d’hiver réduite des 4 dernières semaines, leur ouverture en balnéaire reportée en France et en Espagne. Quant à Adagio, une dizaine d’aparthotels est maintenue en exploitation pour des longs séjours et des personnels soignants.

« Dans ce contexte, le groupe met en oeuvre des mesures exceptionnelles de réduction de ses coûts et de préservation de sa trésorerie », telles que le recours à l’activité partielle ou la suspension du paiement des loyers pendant les périodes de fermeture.

Pierre et Vacances indique avoir « mobilisé l’ensemble de ses sources de financement afin de surmonter la période d’absence de revenus touristiques », mais annonce qu’en complément, « par précaution liée à l’incertitude des dates de réouverture de ses sites, il instruit un dossier de Prêt garanti par l’Etat », dont le montant n’est pas précisé.

Il indique également travailler sur « la finalisation d’un offensif plan de relance qui sera engagé dès que seront délivrées les autorisations de réouverture ».

Dans la suite du déconfinement, le groupe estime que « la demande de séjours touristiques familiaux devrait être intense et concentrée sur les marchés domestiques ».

Le groupe indique poursuivre parallèlement la mise en oeuvre de son plan stratégique lancé en janvier, se disant « confiant dans sa stratégie de rentabilité pérenne ».

Avec ce plan baptisé « Change Up », Pierre et Vacances, déficitaire depuis 2011, vise un retour à la rentabilité dès 2021, via un plan d’économies de 50 millions d’euros. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/10/2021

Investissement : vers une nouvelle compression des taux « prime »…

« Les volumes investis en immobilier d’entreprise en France affichent un niveau honorable dans le contexte actuel avec 15,2 milliards d’euros engagés sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (-17 % sur un an) » affirme Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, à propos des résultats du marché de l’investissement à fin septembre.

La société de conseil considère que « cette contreperformance s’explique notamment par la très forte baisse des transactions unitaires de plus de 100 millions d’euros avec seulement 32 opérations recensées depuis le début de l’année, contre 47 sur la même période de l’année 2020 ». Chez CBRE, on fait valoir qu’« après un deuxième trimestre timide, le marché reprend des couleurs au troisième trimestre, produisant un volume global légèrement au-dessus de 5 milliards d’euros ». Et Nicolas Verdillon, « managing director investment properties », de préciser que « cette reprise reflète l’amélioration des conditions techniques de transactions et démontre l’appétit durable pour l’immobilier d’entreprise ». Enfin, pour JLL, « avec 2,9 milliards d’euros investis, le marché francilien a connu un troisième trimestre plus dynamique que le deuxième (+37 %), mais toujours en net retrait par rapport aux performances traditionnellement observées ».

Un marché dans lequel « si le bureau reste, toujours et de loin, la classe d’actifs la plus plébiscitée par les investisseurs avec près de 9 milliards d’euros investis depuis le début de l’année, on note un ralentissement plus marqué (-24 % sur un an) » dixit Olivier Ambrosiali ; dans lequel le segment industriel et la logistique « reste incroyablement dynamique et les rendements n’ont jamais été aussi bas, reflétant la concurrence sur les rares opportunités » dixit Nicolas Verdillon ou encore dans lequel « le QCA arrive en tête des engagements avec près d’1,9 milliard d’euros (22 %), grâce notamment à 7 transactions de plus de 100 millions d’euros » dixit JLL.

Surtout, dans ce marché où « les opportunités restent variées » selon Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, la société de conseil n’a pas enregistré « de mouvement particulier pour les taux « prime » en bureaux au 3ème trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, à l’exception de quelques décompressions observées sur des secteurs présentant des niveaux d’offre élevés ou disposant essentiellement d’actifs de grande taille plus difficiles à financer. Le taux « prime » bureaux du QCA reste, ainsi, stable à 2,50 % ». Néanmoins, selon Olivier Ambrosiali, chez BNP Paribas Real Estate, « au cours des prochaines semaines, les taux « prime » pourraient connaître de nouvelles compressions, tout particulièrement sur le marché de la logistique. De son côté, malgré une accélération traditionnelle des cessions au cours du 4ème trimestre, les volumes investis en immobilier d’entreprise devraient connaître en 2021 une baisse de l’ordre de 10 % comparativement à 2020, retrouvant ainsi un niveau plus en adéquation avec leur moyenne long terme ». Un avis partagé par Nicolas Verdillon, pour qui, « la pression sur les taux de rendement se poursuit pour les actifs « prime » situés dans les secteurs établis, optimisant ainsi certaines valeurs vénales ». Cependant, le conseil note qu’« en revanche, pour les actifs au profil locatif et/ou environnemental incertains et situés principalement dans les secteurs secondaires, les taux de rendement subissent une dé-pression haussière, qui continue de rétablir une hiérarchie du risque alimentée par un marché très étroit »…

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