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Bruno Le Maire : « le BTP est un secteur vital et peut être le symbole du redémarrage de l’économie »

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le 11 Mai 2020

Matignon a souhaité marquer de manière symbolique ce premier jour de déconfinement en demandant à plusieurs de ses ministres de se rendre sur le terrain, aux côtés des entreprises et des salariés.

Ce matin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que s’est rendu le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, pour une visite de chantier. Interrogé par BFM TV sur cette « visite de déconfinement » non pas dans une usine, mais sur un chantier BTP, le ministre a expliqué : « le secteur du BTP est absolument vital pour l’économie française ; c’est un secteur qui a été totalement à l’arrêt pendant ces deux mois, un secteur qui commence à redémarrer. Cela peut être le symbole du  redémarrage de l’économie française ». Et d’ajouter que le redémarrage de ce secteur est   » vital pour l’économie, la croissance et parce qu’il apporte une nouvelle culture du travail qui se met en place, sur les chantiers, avec le port du masque, les gestes de sécurité ou encore la distanciation physique ».

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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