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CBo Territoria résiste face à la crise sanitaire

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le 17 Fév 2021

CBo Territoria publie ses résultats pour l’année 2020 : le chiffre d’affaires, impacté par le premier confinement et surtout par une année 2019 record pour la promotion, accuse une baisse de 6,4 %, à 103,6 millions d’euros, dont 20,8 millions d’euros pour la foncière (+0,6 %) et 78,8 millions d’euros pour la promotion (-6,2 %)

Les revenus locatifs issus des actifs tertiaires, soit 83 % du portefeuille de la foncière, sont stables à 17,4 millions d’euros, représentant 87 900 m2 avec un taux d’occupation de 96 %. Les actifs habitat affichent un recul de 29 % de leurs loyers bruts, à 2,8 millions d’euros, suite à la cession de 222 logements en 2019 et en 2020.

Le chiffre d’affaires de la promotion en habitat privé augmente de 31,7 % à 24,6 millions d’euros grâce aux ventes en blocs, tandis que les retards des mises en chantiers engendrés par le confinement font plonger le chiffre d’affaires pour le logement social de 60,4 %, à 6,7 millions d’euros, tout comme dans le bâti tertiaire, qui baisse de 29,6 %, à 19,5 millions d’euros. L’activité de terrains à bâtir progresse de 34,9 %, à 28 millions d’euros.

Notre exercice 2020 présente un haut niveau de chiffre d’affaires qui démontre notre résilience compte tenu de l’impact du premier confinement. Sur un territoire réunionnais jusqu’à présent peu affecté par la Covid, notre activité de foncière progresse légèrement à périmètre comparable, dans l’attente de l’intégration d’actifs en 2021. Notre pôle promotion immobilière ponctue la forte dynamique initiée en 2019 avec un second semestre en forte progression, qui a permis de rattraper une partie du ralentissement d’activité du premier semestre. La répartition de nos ventes en promotion immobilière laisse augurer une progression de nos marges pour notre exercice 2020.

Eric Wuillai, président-directeur général de CBo Territoria

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 24/01/2022

Commerce : les raisons d’y croire…

Dans sa récente étude sur « les marchés immobiliers français : bilan et perspectives », Knight Frank relève, entre autre, les raisons pour lesquelles « il faut croire en l’avenir du commerce physique ». Le conseil souligne, d’abord, que « la consommation a remarquablement résisté à la crise sanitaire ». Ainsi, « après avoir chuté de 7,2 % sur un an en 2020, la consommation des ménages a rebondi de plus de 4 % en 2021, sur fond d’accélération de l’activité économique et de nette progression du pouvoir d’achat », sachant que « les ventes en ligne ne sont pas les seules à avoir bénéficié de cette embellie »…

Parmi les autres raisons figure, notamment, le fait que « la grande majorité des enseignes placées en redressement ont été reprises ». Les procédures de redressement « ont été moins nombreuses en 2021, avec 15 enseignes placées en redressement, contre une trentaine en 2020. En outre, la grande majorité des enseignes concernées depuis 2020 par une procédure ont déjà été reprises (62 % du nombre total) ». Ou encore que « la France a attiré plus de nouvelles enseignes étrangères », un « bon indicateur de l’attractivité du marché français » puisque « le nombre d’enseignes étrangères ouvrant un premier magasin dans l’Hexagone est reparti à la hausse en 2021. Ainsi, 38 arrivées ont été recensées l’an passé, soit cinq de plus qu’en 2020 ». Sans compter que le marché bénéficie « aussi de la demande d’autres secteurs en plein essor (seconde main, mobilités douces…) et du développement de secteurs moins récents, mais également dynamiques (restauration rapide, cabinets médicaux…). Du coup, et en ajoutant «la baisse parfois conséquente des loyers », logiquement, « les taux de vacance ont commencé à diminuer sur certains axes « prime » parisiens ». Antoine Salmon, directeur du département commerces locatif de Knight Frank, note que « la baisse concerne des rues dont les difficultés remontaient à plusieurs années, comme la rue de Rennes, dont le taux de vacance est passé de 10 % à la fin 2020 à moins de 8 % un an plus tard, ou la rue de Rivoli, où celui-ci est désormais inférieur à 9 %, contre près de 13 % fin 2020 »…

Autre raison d’y croire : « la baisse des nouveaux développements limite la pression sur les sites existants ». Le conseil précise, ainsi, qu’« en 2020, le volume des inaugurations de mètres carrés de centres commerciaux avait diminué de 16 % sur un an et celui des retail parks de 54 %, illustrant les difficultés de commercialisation de certains projets et les retards occasionnés par les périodes de confinement. La tendance baissière s’est confirmée l’an passé pour les centres commerciaux ». Antoine Grignon, co-directeur du département investissement, fait valoir que « moins de 100 000 m² de centres commerciaux ont été inaugurés en France l’an passé, contre 130 000 m² en 2020 et 330 000 m² en 2016 ». Quant au retail parks, selon la société, « en 2021, le volume des ouvertures a progressé de 39 % en un an grâce aux livraisons initialement attendues en 2020. Toutefois, la baisse est de 28 % par rapport à la moyenne des cinq années précédant la crise sanitaire ». Une nouvelle plutôt positive pour les foncières spécialisées en Bourse toujours autant pénalisées…

Bref, comme les bureaux, les commerces physiques semblent avoir encore de beaux jours devant eux, même s’ils doivent, eux également, s’adapter à un environnement en profonde mutation…

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