Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Logement > Actualités > Confinement et violences faites aux femmes :...

Confinement et violences faites aux femmes : Plaine Commune Habitat met à disposition 10 logements

ActualitésLogement

le 22 Avr 2020

Face à la recrudescence des violences intra familiales constatées pendant cette période de confinement (estimée à 30 % selon le ministère de l’Intérieur), 10 logements ont été mis à disposition, via son office HLM, par Plaine Commune Habitat.

 

Parmi ces 10 logements, deux répondent aux normes PMR. Ce projet a fait l’objet d’un appel à solidarité auprès d’acteurs économiques qui ont tous répondu favorablement et ont fait don de mobilier, d’électroménager, de literie, de linge de maison, de vaisselle, de plantes, de décoration et de produits de première nécessité (alimentaire, hygiène, …). Les donateurs sont : Conforama, Made.com, Ikea, Auchan, Carrefour, Bosch et Emmaüs Solidarité. En plus de ces biens meubles, Emmaüs Solidarité offre aux familles des chèques alimentaires d’une valeur de 150 euros par foyer pour des achats de produits de première nécessité et d’hygiène.

D’autres entreprises ont également apporté leur contribution pour permettre aux familles qui n’en avaient pas de disposer d’un accès internet.  Ainsi, avec le partenariat d’Orange, chacun des logements disposera d’un abonnement box (TV, internet, téléphone) gratuit pendant 3 mois avec un téléphone fixe offert.
Le groupe Segro, quant à lui offre à chacune des familles une tablette numérique pour rester connecté et permettre aux enfants de suivre les cours et de travailler.

"notre responsabilité de bailleur social"

« Le confinement renforce l’isolement des femmes victimes de violences et les expose à une situation de grand danger. En tant que bailleur social, il nous faut prendre notre part de responsabilité aux côtés des associations spécialisées et locales et favoriser, ainsi, la mise à l’abri de ces femmes dont le quotidien est un enfer ».

Le Président de l’office, Laurent Russier

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine