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En confinement avec… Michel Piloquet

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le 23 Avr 2020

Michel Piloquet, président et fondateur de Quanim, passe son confinement à Varzy (58), où il est élu municipal et en profite pour redécouvrir les classiques, au cinéma comme en littérature !

Vous voulez vous aussi partager votre confinement ? Envoyez-nous vos réponses à redaction@immoweek.fr .

Comment se déroule votre journée ?

De façon active. Les matins, en conférences téléphoniques et variées ; les après-midi, à couper des rosiers, marcher une heure autour de ma maison ; ensuite, les soirs à lire ou revoir de vieux films ou des séries.

Où êtes-vous ?

En Bourgogne, dans la Nièvre, à Varzy, un joli village aux toits pentus dans lequel je suis élu municipal.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Une écurie, transformée en bureau-bibliothèque où je travaille et je lis.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Un roman, « A l’ombre des jeunes filles en fleurs », le tome 2 de La recherche du temps perdu, peut-être le meilleur. Et un essai, « Les lieux de mémoires », une collection monumentale en trois tomes dirigée par Pierre Nora.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

« Un village français », une chronique en 7 saisons d’un village sous l’occupation, d’une exactitude historique remarquable.

Un album de musique à nous conseiller ?

« Kind of blue », un album mythique de jazz de Miles Davis datant de 1959.

 Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je marche et m’occupe de mon jardin. C’est du sport !

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Une citation que j’aime : « Vivre, c’est passer d’une situation à une autre en se cognant le moins possible », Georges Perec.

 Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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