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En confinement avec… Philippe Joubert

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le 05 Mai 2020

brochette de rognons

Comment Philippe Joubert, CEO de ChouetteCopro, vit son confinement ? Pour Immoweek, il nous fait part de sa vie en huis-clos depuis 50 jours…
Retrouvez l’ensemble de notre série « En confinement avec… » en cliquant ici.

Comment se déroule votre journée ?

Je passe beaucoup de temps en visio. Avec mes équipes bien sûr, car garder le lien au quotidien est primordial. Avec les clients aussi, qui sont souvent plus disponibles pendant le confinement.
Télétravail oblige, j’ai aussi le privilège de passer tous les repas en famille.

Où êtes-vous ?

A Courbevoie, en Ile-de-France.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

La terrasse baignée de soleil l’après-midi et qui donne sur la verdure des jardins de l’immeuble.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je lis en ce moment « Dans l’ombre des Cathédrales », de R. Ambelain – un vieux bouquin passionnant et réédité récemment, qui me fait découvrir Notre-Dame de Paris sous un angle différent.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

J’aime les vieilles séries TV – Columbo reste un modèle du genre pour moi.

Un album de musique à nous conseiller ?

Je suis passionné de musique, musicien moi-même, le choix est donc difficile. En ce moment, je réécoute le chanteur américain James Taylor, pour les belles mélodies et l’émotion qu’il suscite.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je joue aux raquettes de plage avec ma fille dans les espaces verts de l’immeuble :)

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Chez ChouetteCopro, on observe que la période actuelle est, pour les professionnels de l’immobilier, une vraie opportunité d’accélérer la digitalisation de la relation client. Le confinement a imposé une nouvelle organisation de la communication avec leurs clients.  Les solutions comme la nôtre deviennent incontournables pour gagner en efficacité, booster la visibilité et davantage fidéliser les clients.  Et, au final, être mieux armé face au mauvais temps qui arrive.

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Je retiens dans cette période difficile le mouvement de solidarité et de gratitude à l’égard du personnel soignant. Les échanges sur notre plateforme ont d’ailleurs fait x3 depuis le début du confinement : les gens se ré-approprient la notion de vivre-ensemble. Tout n’est pas foutu !

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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