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En visite sur un chantier d’Epamarne, Julien Denormandie appelle à la reprise de « tous les chantiers » avant juin

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le 12 Mai 2020

Photo Epamarne

Le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se sont rendus le 12 mai au matin (dès potron minet), à Marne-la-Vallée, à l’invitation de Laurent Girometti, directeur général d’EpaMarne-EpaFrance, pour découvrir les mesures mises en œuvre sur un chantier de construction.

Les deux ministres se sont ainsi déplacés dans l’écoquartier de Montévrain et ont pu constater que, sur le territoire couvert par EpaMarne-EpaFrance, près d’une vingtaine de chantiers avaient repris. Ces chantiers ont été choisis en suivant une feuille de route méthodologique regroupant près de 25 critères, qu’ils soient administratifs, logistiques ou encore techniques, pour assurer aux personnes intervenant sur le terrain un niveau de sécurité sanitaire maximal. « Cela fait du bien de voir l’activité économique repartir, de bâtir les logements pour les familles qui les attendent » s’est félicitée Muriel Pénicaud. Et d’ajouter : » la base vie où les compagnons peuvent se reposer, se changer, se restaurer est parfaitement adaptée pour leur sécurité. (…) Ici, c’est un chantier modèle et il a fallu deux jours pour que tout soit compris et respecté (…) ».

La question de la commande publique

Pour le ministre de la Ville et du Logement, le chantier de Montévrain témoigne que  » c’est possible, que l’on peut reprendre dans des conditions complètes de sécurité ».  Julien Denormandie, qui a tenu à saluer  » toutes les entreprises sur ce chantier y compris la mairie de Montévrain et son maire Christian Robache. (…) », a glissé en sous texte une phrase sur une éventuelle relance du secteur par la commande publique : « la question est de savoir si demain il faudra accélérer la reprise via des commandes publiques » a-t-il lancé. Il ajoute : « dans de nombreux cas, les collectivités ont continué à lancer les permis de construire ; l’objectif du moment est de faire reprendre tous les chantiers et que ceux qui sont prévus dans 3 ou 6 mois puissent le faire (…) ». Il complète : « EpaMarne, sous ma responsabilité, fait le maximum pour multiplier les lancements de permis et de chantiers et, ainsi, relancer la commande publique. On continue dans cet esprit pour que les commandes et les appels d’offres redémarrent (…)  Le message est celui de la confiance. C’est ce qui a permis la reprise sur ce chantier en s’assurant que toutes les conditions sanitaires soient respectées. (…) ».

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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