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FFC : « laissez les Français tranquilles ! »

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le 14 Oct 2021

Dans une tribune ouverte à Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, Damien Hereng, le président de la Fédération Françaises des Constructeurs de Maisons Individuelles (FFC) exprime sa « révolte » sur l’un des points clés du rapport « Habiter la France de demain« , présenté Le 14 octobre.

« Nous avons maintenant un gouvernement qui veut nous dire là où il faut vivre et sous quelle forme ! « L’habitat rêvé de la maison individuelle avec un jardin n’est pas soutenable » indique madame la ministre déléguée Emmanuelle Wargon. La FFC est révoltée contre de tels propos tenus par une élite parisienne dite écologique et pourtant très loin des territoires, des habitants et de leurs préoccupations. Vouloir entasser les Français dans du logement collectif aux portes des métropoles est aussi faire peu de cas de la majorité de nos concitoyens, de leurs envies, de leurs souhaits. C’est aussi vouloir réserver « le rêve » aux catégories sociales les plus aisées et laisser aux autres, comme seul espoir, le logement social puisque l’accession en logement collectif en Métropole est inaccessible financièrement.

Madame la ministre déléguée : laissez les Français tranquilles !!!

La culture du logement à laquelle vous vous opposez est ancestrale, c’est celle de nos territoires, de nos communes, de nos villages, c’est celle que la FFC défend avec force et qui est totalement compatible avec un respect de l’environnement et une préservation de la biodiversité.

La FFC ne défend pas là une profession, mais bien le rêve des Français et leur liberté !

Damien Hereng
Président de la FFC

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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