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Mobiliser, sécuriser, renforcer : les propositions d’Habitat et Humanisme pour l’insertion des plus fragiles

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le 05 Mai 2020

Bernard Devert (Habitat et Humanisme)

Au delà des réflexions et prises de positions, la fédération Habitat et Humanisme, fondée par Bernard Devert, apporte sa contribution au débat sur le mal logement en formulant des propositions pour aller plus vite et plus fort en matière d’insertion des personnes en difficulté.

Ces propositions se déclinent en trois grands chapitres, trois objectifs repris ci-après :

Mobiliser immédiatement des logements vacants.

– Poursuivre et amplifier les dispositifs financiers et fiscaux incitatifs pour la mobilisation de logements existants : par exemple, augmentation de la prime d’intermédiation locative (PIL) ou sa modulation en fonction du mode de gestion, relèvement des plafonds des avantages fiscaux du dispositif « Louer abordable », reconnaissance fiscale de l’abandon partiel de loyer…
– Adopter des mesures exceptionnelles de financement des travaux de réhabilitation et simplifier l’instruction des conventionnements Anah avec ou sans travaux, pour accélérer et inciter les conventionnements très sociaux.

Sécuriser ceux qui sont logés et dont la solvabilité risque de se dégrader dans la crise économique. Pour cela, Habitat et Humanisme demande de :

– Prolonger la trêve hivernale jusqu’au 31 mars 2021.
– Maintenir les APL en cas d’impayé de la part des locataires de bonne foi rencontrant des difficultés financières. Pour ce faire, rendre l’évaluation sociale obligatoire pour tout ménage en situation d’impayé, ce qui permettra l’appréciation de la bonne foi et la mise en place d’un accompagnement adapté.
– Créer un fonds de soutien exceptionnel pour soutenir les locataires qui vont se retrouver en situation d’impayé du fait de la crise.
– Réciproquement, sécuriser les propriétaires qui pourraient subir un préjudice lié au report du rallongement de la trêve hivernale. Il conviendra de retravailler les dispositifs assurantiels existants et étendre la garantie Visale, notamment après glissement de bail.

Renforcer l’accompagnement global des ménages les plus touchés par la crise.

La crise inédite que nous traversons, ainsi que le confinement, a généré des troubles intra-familiaux spécifiques ou des répercussions sur la santé mentale des personnes. Afin de prévenir et accompagner ces phénomènes, alors que les lieux d’accueil social sont encore fermés, il faut accentuer la veille sociale, renforcer les équipes mobiles de santé mentale, adopter des mesures d’accompagnement social proactives adaptées au contexte.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 03/05/2021

Logistique : toujours de belles perspectives…

« Les montants investis dans le segment de l’immobilier logistique atteignent 0,7 milliard d’euros à la fin du premier trimestre de l’année 2021, soit une baisse de 50 % par rapport aux trois premiers mois de l’année précédente » fait valoir Arthur Loyd Logistique, dans une étude conjoncturelle, ajoutant immédiatement : « le marché reste, cependant, de très bonne tenue ».

Et Nicolas Chomette, directeur investissement, de préciser : « à rebours du marché des utilisateurs, le début d’année 2020 avait été exceptionnellement bon pour l’investissement en immobilier logistique, marqué par la réitération de deux portefeuilles de plus de 300 millions d’euros ». Le conseil souligne, également, que « plus globalement, le volume d’investissement des trois derniers mois surpasse, ainsi, de 12 % la moyenne des sommes engagées entre les premiers trimestres des années 2017 et 2020 ».

De même, JLL fait valoir que « 733 millions d’euros ont été investis sur le marché français de l’immobilier logistique durant le 1er trimestre 2021 », soulignant qu’« il s’agit, après 2020, du deuxième meilleur démarrage depuis 2010. En effet, si le volume investi au 1er trimestre 2021 est en recul de 53 % par rapport à l’exceptionnel niveau présenté début 2020 (1,6 milliard d’euros investis), il est nettement supérieur aux performances traditionnellement observées à cette période de l’année ». Surtout, Simon-Pierre Richard, directeur investissement logistique & industriel France chez JLL, affirme que « l’intérêt des investisseurs pour les actifs logistiques se révèle être toujours plus important. Les volumes en cours d’échange sont très élevés. Nous comptabilisons en effet, à date, plus de 2 milliards d’euros d’actifs en cours de marketing ou à venir nous permettant d’envisager une année 2021 en ligne avec 2020 avec environ 4 milliards d’euros échangés sur le marché logistique d’ici la fin de l’année. Enfin, le manque de produits et la forte compétition induite entraînent actuellement une accélération de la compression des taux toutes stratégies confondues qui devrait être actée d’ici l’été »…

Bien entendu, cet engouement des investisseurs pour l’immobilier logistique s’explique, d’abord, par la demande des utilisateurs. Ainsi, « la demande placée dans l’immobilier logistique français acte une nette hausse au premier trimestre de l’année 2021, avec 644 000 m² commercialisés, soit une progression de 42 % par rapport aux trois premiers mois de l’exercice 2020 » note Arthur Loyd Logistique. Un résultat certes « à nuancer » pour Didier Terrier : « il reste, en effet, inférieur de 16 % à la moyenne des volumes placés entre 2015 et 2019, tandis que le début d’année 2020 avait, quant à lui, connu un net ralentissement de la demande placée, pénalisé notamment par la crise sanitaire et le confinement de mars 2020 ». Cependant, à l’occasion de l’annonce de la création d’un département logistique urbaine par Arthur Loyd Logistique, le directeur général explique que « le basculement du comportement des consommateurs vers l’e-commerce a entraîné une refonte en profondeur des process supply-chain des grandes entreprises. Et la crise sanitaire a tout accéléré : des enseignes qui n’avaient pas de site internet se sont mises à la vente en ligne en l’espace de 12 mois ! Demain, il y a fort à parier que de nombreuses habitudes acquises en confinement vont perdurer et c’est valable autant pour le B to C que pour le B to B »…

Bref, un marché à la dynamique certaine, face à laquelle certains investisseurs commencent à se poser des questions. Une « bulle » ne serait-elle pas en passe de se faire jour côté investissement ? De ce point de vue, François Le Levier est catégorique : comme le démontre le managing director en charge de l’immobilier industriel et logistique de CBRE dans le point de vue de ce jour, « non seulement nous ne sommes pas dans une bulle, mais nous pensons que les prix vont continuer d’augmenter durablement »…

Portrait

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