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Pénurie de logements en France : un phénomène aussi important que ce que l’on croit ?

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le 23 Juin 2022

Mandaté par Emeria, le cabinet de conseil Asterès a réalisé une étude économique sur le logement en France. Petite bombe : la principale information qui en ressort, et de loin, concerne la pénurie de logements en France. Selon les conclusions de l’étude, l’ampleur de cette dernière pourrait être moins importante que régulièrement prétendu.

C’est une réalité actée, irréfutable : en France, le déficit de logements disponibles relègue toujours plus de prétendants à la location comme à l’accès à la propriété sur le bas-côté. La demande exponentielle ne saurait être comblée, loin s’en faut, par une offre qui se compresse de plus en plus. S’il ne conteste pas cet état de fait, le rapport dévoilé par le cabinet Asterès en relativise l’ampleur : il pointe ainsi un « manque limité » de logements, conséquence d’un « léger déficit » de construction depuis 20 ans…

Asterès estime ainsi qu’entre 2000 et 2020, la demande totale de logements en France a été supérieure d’environ 157 000 comparée à la progression de l’offre, conduisant à une hausse similaire du nombre de personnes se retrouvant sans logement. Le cabinet de conseil estime également qu’il faudrait augmenter d’environ 14 000 logements par an le volume annuel de construction pour offrir une solution aux personnes privées de logement.

Des disparités sur l’ensemble du territoire

Cependant, cette réalité n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire ; il existe de fortes disparités en fonction des zones et de la tension du marché immobilier pour chacune d’entre elles. Sans surprise, les métropoles sont les plus saturées en terme de demande, puisqu’elles représentent des poumons économiques et des bassins d’emplois conséquents. Seulement, la demande générant la demande, la saturation du marché atteint des limites asphyxiantes, avec des hausses de prix continues. Le taux d’effort (rapport entre la somme des dépenses liées à l’habitation principale et les revenus des ménages) est particulièrement élevé dans les grandes métropoles, Paris en tête.

D’après Asterès, la demande de logements est de 388 000 par an. Le niveau de 374 000 logements commencés en 2021 est ainsi insuffisant d’environ 14 000 par an. Bien sûr, comme dit plus haut, les besoins en logements sont disparates selon les territoires : par exemple, les Hauts-de-France nécessiteraient 9 000 logements supplémentaires par an, tandis que l’Ile-de-France en réclameraient 6 000. En revanche, d’autres territoires sont excédentaires en logements, comme la Bretagne (6 000 en trop en 2021) ou les Pays de la Loire (5 000 en 2021). L’affirmation la plus juste serait donc de dire que la pénurie de logements frappe certains territoires sous tension, et de manière très vive, mais pas l’ensemble de la France…

Pour répondre aux besoins de logements, Asterès recommande de mieux répartir la demande sur le territoire, avec une stratégie d’accroissement de l’attractivité des villes moyennes. Le but est de désengorger les grandes métropoles et, pour cela, les villes moyennes doivent investir dans les services publics, le cadre de vie, les transports…

Vous êtes un professionnel et souhaitez réagir à cette étude (cliquez sur ce lien pour la lire en intégralité) ? N’hésitez pas nous faire parvenir vos réactions à : redaction@immoweek.fr.

Anthony Denay

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/09/2022

La révolution verte est en route !

La révolution verte dans l’immobilier est en marche et rien ne l’arrêtera : en paraphrasant une citation historique, on ne veut pas simplement rappeler une formule célèbre, mais bien souligner l’irréversibilité et la diversité des projets en cours.

Notre magazine, spécialement édité à l’occasion du Sibca 2022, le salon immobilier bas carbone, dont nous sommes heureux d’être partenaires, a dû en effet faire des choix, souvent difficiles, entre les initiatives, programmes, nouvelles techniques qui fourmillent dans le monde immobilier hexagonal, tant elles sont nombreuses et originales : dans le bureau, les commerces et l’habitation, les expressions matériaux bio et géosourcés sont maintenant des expressions courantes ; le bois, le chanvre, la terre crue sont couramment utilisés.

Que de chemin parcouru en quelques années ! On se permettra un souvenir récent : la venue, à l’initiative d’Immoweek, de plusieurs (très) grands professionnels de l’immobilier à un Forum bois à Nancy.
La salle était pratiquement vide montrant le gouffre existant alors encore entre les « hommes de la pierre » (qu’on ne voyait alors, là-bas, que comme ceux du béton…) et les autres acteurs, singulièrement ceux du bois et des forêts. Ce temps est aujourd’hui révolu et on s’en réjouit.

Toutes les initiatives présentées dans ce magazine seront suivies de beaucoup d’autres et, plus que jamais, nous leur donnerons la place qu’elles méritent. Toute la chaîne immobilière est aujourd’hui mobilisée ; comme le grand élan de construction des années 1960, dans d’autres circonstances bien sûr et avec d’autres objectifs (même s’il ne faut pas négliger celui de la production), il est possible aujourd’hui de construire mieux. Plus durable, plus respectueux de l’environnement, tourné vers le recyclage et soucieux de l’occupation des sols, l’immobilier hexagonal opère une mue sans précédent. En parler et la promouvoir sera notre objectif numéro un dans les années à venir. Comme saluer les efforts de tous les acteurs et de toutes les actrices du secteur.

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