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Plan de relance européen : les cinq propositions de l’USH pour le logement social

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le 20 Mai 2020

Alors que l’Europe élabore un plan de relance économique pour répondre à la crise qui se dessine, l’Union Sociale pour l’Habitat défend un plan en faveur du logement social, appelant à un investissement massif « pour une transition écologique et juste socialement pour les habitants, dans les territoires ».

Le Mouvement HLM appelle, ainsi, l’Union à :

– mettre le logement social au cœur de la politique de cohésion post 2020 pour accompagner la construction de logements sociaux et très sociaux de qualité et permettre une vague de rénovation au service de la stratégie bas carbone issue du pacte vert européen et de la qualité de vie des habitants ;
– créer un fonds européen d’investissement dédié au logement social et abordable : pour soutenir et accompagner les investissements locaux (villes, métropoles) et nationaux, en partenariat avec la Banque Européenne d’Investissement et le programme Invest EU ;
– mettre en œuvre de façon effective le principe 19 du socle européen des droits sociaux permettant l’accès à un logement social de qualité ;
– faire du logement un « investissement protégé d’avenir » grâce à une gouvernance économique favorable aux investissements publics dans le logement social ;
– préserver et conforter un cadre juridique européen favorable au logement social en matière de concurrence, d’aides d’État, de marché intérieur et de TVA.

Le débat sur le futur plan qui sera mis en place n’est pas clos et se terminera la semaine prochaine ; à voir alors quelle place le logement et le logement social en particulier y occuperont.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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