Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Logement > Actualités > Reprise des instructions des permis de construire...

Reprise des instructions des permis de construire le 24 mai, confirme Julien Denormandie

ActualitésLogement

le 07 Mai 2020

Une bonne nouvelle pour le secteur de la promotion immobilière : la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, désormais prévue jusqu’à fin juillet, ne concernera pas l’examen des permis de construire qui reprendra bien son cours fin mai, a annoncé le gouvernement, répondant aux inquiétudes du secteur du logement concernant le risque d’une paralysie durable.

« J’ai présenté en Conseil des ministres l’ordonnance qui confirme que les délais d’urbanisme, d’aménagement et de construction reprendront au 24 mai » a annoncé sur Twitter le ministre du Logement Julien Denormandie.
A cause du confinement imposé depuis fin mars en France contre la propagation du coronavirus, l’examen des permis de construire est gelé. Leur reprise est suspendue à la fin de l’état d’urgence sanitaire, décrété par le gouvernement pour gérer les circonstances exceptionnelles.

A l’origine, il était prévu que l’instruction des permis reprenne son cours un mois après la fin de l’état d’urgence mais, après une vive opposition du secteur du logement face au risque d’une paralysie durable, le retour à la normale avait été ramené au jour même de la levée. Or, cette levée, d’abord prévue le 24 mai, a été repoussée de deux mois, à fin juillet afin de gérer le processus de déconfinement prévu à partir de lundi. Cela suppose donc, théoriquement, de reporter d’autant la reprise de l’examen des permis. Finalement, il n’en sera rien. L’ordonnance présentée jeudi par Julien Denormandie maintient la date du 24 mai, « indépendamment de la prolongation de la période d’urgence sanitaire ». « Les acteurs du BTP et les Français ont, ainsi, de la visibilité pour la continuité de leurs activités et projets » s’est félicité le ministre.(avec AFP)

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

Chargement