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[Vidéo] Renouvellement urbain : la destruction d’une barre d’immeuble des Minguettes « en live » avec ICF Habitat

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le 02 Avr 2021

Aujourd’hui, à partir de 10h15, ICF Habitat Sud-Est Méditerranée procèdera à la démolition, par explosion, d’un ensemble du plateau des Minguettes, à Vénissieux (69).
Cette destruction d’un bâtiment emblématique des années soixante s’inscrit dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) mis en œuvre dans ce quartier.

 

Monmousseau est une opération de réaménagement de grande ampleur qui devrait être achevé à l’horizon 2035 (280 millions d’euros d’engagements). Ce programme prévoit la démolition de 886 logements, la réhabilitation de près de 2 000 appartements et la construction de 1 200 nouveaux logements, ainsi que la réalisation d’infrastructures publiques. Il s’agit d’une étape dans la transformation de ce quartier engagée dès 2005 et où 1 700 logements ont déjà été détruits et près de 2 700 réhabilités. Dans le détail, 852 logements sociaux et 161 chambres de foyer seront démolis dans le cadre du NPNRU ;  1 026 logements neufs sont programmés, dont 740 logements en accession sociale sécurisée et/ou accession abordable, 204 logements en partie locatifs intermédiaires et en partie accession abordable, et 82 logements sociaux. Près de 2 000 logements sociaux seront, par ailleurs, réhabilités.

La démolition d’une tour emblématique

L’ensemble de 15 étages, sur 110 mètres de long, qui compte près de 200 logements, va s’effondrer en quelques secondes (moins de 10 a priori). Dès 2016, ICF Habitat Sud-Est Méditerranée avait lancé un diagnostic social géré par Apertise (cabinet de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale) auprès des 197 ménages de l’immeuble. Le relogement a pris fin en juillet 2019. Ces trois années ont permis d’effectuer un accompagnement qualitatif des ménages et de répondre à leur besoin et à des souhaits en fonction de l’offre de logements disponibles sur la ville de Vénissieux et sur la Métropole. Résultats :  55 % des locataires ont été relogés dans la commune de Vénissieux et 38 % ont été relogés dans la Métropole. Autres chiffres : 67 % des ménages ont été relogés au sein du patrimoine ICF Habitat ; 21 % des relogements ont été effectués grâce au partenariat interbailleur ;  2 ménages ont pu accéder à la propriété et 42 % des ménages ont été relogés dans un programme social neuf, récent ou réhabilité depuis moins de cinq ans.

Ci-après le film réalisé par Lyon drone Service…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 17/01/2022

Investissement : encourageant !

« Avec 6 milliards d’euros investis au cours des trois derniers mois (de 2021), le marché francilien de l’investissement a connu un 4ème trimestre dynamique, mais légèrement décevant au regard de ce qui peut être traditionnellement observé (9,3 milliards d’euros, en moyenne, au 4ème trimestre au cours des cinq dernières années) » note JLL face aux résultats du marché de l’investissement l’an passé. Et de poursuivre : «  seuls 14,7 milliards d’euros ont ainsi été investis sur l’ensemble de l’année, un résultat en recul de 25 % sur un an et inférieur de 34 % à la moyenne des cinq dernières années.

Le marché français dans son ensemble ne recule, lui, que de 10 % d’une année sur l’autre et de 20 % par rapport à sa moyenne sur cinq ans, avec 24,9 milliards d’euros d’investissements en 2021 ». Pour Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, « ce résultat n’est pas étonnant ; après un démarrage poussif, en raison notamment du report du Mipim, le marché francilien a été impacté par une inadéquation entre la collecte et les produits proposés par le marché. Par ailleurs, nous avons observé dans certains cas un « pricing mismatch » entre acquéreurs et vendeurs. Ceci a abouti à des délais de négociation plus longs pour les meilleurs dossiers, voire des abandons. De plus, les interrogations des investisseurs vis-à-vis de l’actif bureau ont réduit le périmètre des acheteurs sur cette typologie d’actif, ainsi que les volumes unitaires par acquisition ».

De son côté, CBRE souligne, entre autre, qu’au cours du dernier trimestre 2021, « 10,3 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise, contre 5,9 milliards le trimestre précédent, grâce notamment au dynamisme des grandes opérations (de plus de 100 millions d’euros) ». Nicolas Verdillon, « executive director investment properties », souligne que « les différentes opérations initiées ont pu se concrétiser grâce aux liquidités disponibles importantes, à une amélioration de la conjoncture économique, la confirmation de la reprise du marché locatif et dans un contexte où la prime de risque est toujours attractive ». Pour ce qui est des bureaux, le conseil précise que « plus averses au risque, les investisseurs adoptent des stratégies de recentrage, en se positionnant davantage sur des actifs « prime » et/ou « core ». A l’inverse, cela reste compliqué pour les actifs à risque et localisés en dehors des secteurs établis, et notamment à travers l’accès à la dette pour financer des acquisitions en value add » précise-t-il.

Pour sa part, BNP Paribas Real Estate estime qu’au 4ème trimestre 2021, « les investissements en immobilier d’entreprise ont représenté un total de près de 11 milliards d’euros en France, portant le volume global annuel à 26,7 milliards d’euros, soit une réduction de -8 % sur un an. Avec cette accélération récurrente de fin d’année, les placements retrouvent en 2021 un niveau plus proche de ceux observés dans la moyenne long terme ». Le conseil met en valeur, notamment, le fait que « les investisseurs continuant à privilégier les actifs sans risque, les taux de rendement « prime » se stabilisent pour le bureau et le commerce, se situant à, respectivement, 2,70 et 3,20 % au 1er janvier 2022. Seule la logistique affiche une compression de son taux autour de 50 points de base sur un an pour atteindre 3 % fin 2021. Et Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, d’anticiper qu’« au cours de l’année 2022, les volumes d’investissement pourraient connaître un rebond de l’ordre de 10 %, principalement lié à l’amélioration de la situation sur les marchés locatifs et au maintien des taux financiers qui devraient rester attractifs ». De même, d’ailleurs, Stephan von Barczy chez JLL prévoit que  « le marché de l’investissement devrait connaître un regain de dynamisme en 2022 ; le pipeline de transactions identifiées en cours est nettement plus important qu’il y a un an et les pitchs plus nombreux depuis le mois de décembre. Le marché locatif, mieux orienté notamment sur le segment des grandes transactions, va nous aider par l’apport de nouveaux produits calibrés pour le marché de l’investissement. Nous n’anticipons pas de hausses des taux, qu’ils soient financiers ou immobiliers, d’autant que l’indexation aura un effet modérateur sur ces derniers ». Encourageant ! 

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