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Quatre questions à Philippe Pelletier, nouveau président du directoire de la Fédération Habitat et Humanisme

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le 21 Oct 2021

« Nous sommes un Mouvement innovant, qui prend soin des personnes en situation de fragilité en proposant des solutions de logements adaptées et un accompagnement favorisant l’insertion et la création de liens sociaux » : cette phrase résume à elle seule Habitat et Humanisme. Le nouveau président du directoire, Philippe Pelletier, nous a accordé, en priorité, cet entretien…

Vous venez de prendre la présidence du directoire d’Habitat et Humanisme. Quels sont les défis qui s’ouvrent à vous ?

Depuis l’origine, nous adaptons le Mouvement aux attentes du temps présent pour mieux accueillir les fragilités et les accompagner sur un chemin d’humanité.

Et puisque le Mouvement a grandi et s’est ouvert de nouveaux champs d’activité, nous mettons en place un directoire qui va animer la Fédération : c’est pour moi à la fois un grand honneur et une responsabilité majeure de le présider. L’honneur, c’est de m’insérer dans un mouvement créé, il y a plus de 35 ans, par Bernard Devert, et devenu aujourd’hui un acteur majeur, à la fois de l’économie solidaire et de la lutte contre le mal-logement. Une responsabilité, parce que les défis qui s’ouvrent à nous sont importants, en raison des fragilités accrues que révèle notre société. De plus en plus de personnes ont besoin d’accéder à un logement à bas coût : jeunes en errance sociale, femmes seules avec enfant, personnes vieillissantes qu’il faut accompagner dans le logement, personnes dépendantes qu’il est nécessaire de prendre en charge, réfugiés à qui il faut donner un point d’accueil…

Aujourd’hui, nous disposons d’environ 10 000 logements pour accueillir ces personnes en difficulté et les accompagner pour les aider dans leur insertion sociale. Pour certaines ayant vécu des parcours de rue, il s’agit déjà de les aider à vivre dans un logement. Cet accompagnement est porté par nos 5 000 bénévoles, qui se répartissent dans les 56 associations déployées presque partout sur le territoire, avec l’aide des travailleurs sociaux qui assurent le suivi des personnes les plus fragiles, notamment au sein des pensions de famille ou des résidences intergénérationnelles que nous développons.

Deux autres branches d’activité se sont progressivement imposées en complément de l’offre de logements : le médico-social, l’hébergement d’urgence et l’accueil de réfugiés. Au titre du médico-social, nous disposons aujourd’hui de résidences services et d’établissements, souvent de petite taille, sur presque l’ensemble du territoire : 600 nouvelles personnes âgées ont été accueillies en 2020 ; au titre de l’accueil de réfugiés, nous avons, par exemple, pu accueillir un millier de personnes en 2020. Des synergies se développent progressivement entre ces diverses activités du Mouvement, nous permettant d’être plus efficaces auprès des personnes qui en ont besoin.

Quelle coordination avec Bernard Devert ?

Bernard Devert, le fondateur et l’inspirateur d’Habitat et Humanisme (et qui a été récemment nommé président du Haut Comité pour le Logement des Personnes Défavorisées, ndlr), prend la présidence de la Fondation Habitat et Humanisme, en cours d’installation. Ainsi, sous l’impulsion de Bernard Devert, la Fondation va porter notre marque, développer notre Charte commune et accroître le rayonnement du Mouvement ; la Fédération a un rôle opérationnel au service des associations locales et en lien étroit avec elles. Nos trois branches d’activité, animées par un réseau de bénévoles et de travailleurs sociaux, innovent ainsi pour toujours mieux répondre aux besoins des personnes en situation de fragilité, dans le respect de leur dignité : faire appel à l’épargne solidaire, inviter des propriétaires à louer solidaire, imaginer des lieux pour vivre ensemble et les réaliser, créer des liens avec ceux qui n’en ont plus…C’est une recherche permanente qu’il nous faut mener, à l’écoute des plus faibles, pour marquer toujours mieux notre attention à l’autre qui est le fondement de notre engagement collectif.

Pourquoi avoir accepté cette présidence ?

C’est une question complexe parce qu’elle touche à des ressorts personnels. Plusieurs raisons cependant émergent : une réponse à un appel de Bernard Devert, et il est difficile de refuser un tel appel ; la conscience de l’urgence sociale qui conduit à s’engager ; la qualité des hommes et des femmes engagés dans ce mouvement qui invite à les rejoindre ; le caractère innovant des services que l’on apporte qui donne envie d’y participer davantage…

Y-a-t-il de nouvelles initiatives que vous aimeriez prendre ?

Habitat et Humanisme est dans la recherche permanente de solutions toujours plus efficaces et adaptées pour prendre soin des personnes en fragilité, toujours plus nombreuses dans notre société. Nous savons que demain nous continuerons à inventer d’autres modes d’accueil, d’autres hospitalités pour être encore plus au service attentif des autres. Ce que je sais, c’est qu’il nous faut rester à l’écoute de la société pour caractériser les besoins émergents et leur apporter les réponses qui conviennent. C’est un défi constant qu’Habitat et Humanisme porte depuis longtemps.

Nous sentons qu’il va falloir, en plus de l’accueil dans un logement, offrir d’autres accompagnements vers la formation, l’accès à la culture, l’art, la musique, comme le soin du corps par exemple, qui participent de l’insertion sociale et de la dignité recouvrée.

Nous avons créé une petite équipe qui fait de la recherche et de l’innovation pour faire émerger les idées utiles à notre mission. Et la Fédération doit être toujours davantage à l’écoute des associations de terrain pour les accompagner dans leurs actions.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 29/11/2021

Confiance !

En ces temps d’incertitude sanitaire, il est plutôt encourageant d’apprendre que « la confiance des professionnels de l’immobilier face aux perspectives futures est au beau fixe. Elle atteint son plus haut niveau depuis 2014, témoignant d’un sentiment de soulagement et d’optimisme à court terme largement partagé par un secteur qui a su faire preuve de résilience pendant la pandémie » : c’est l’un des enseignements de la dernière édition de l’étude « Emerging trends in real estate Europe 2022 » réalisée par le cabinet de conseil et d’audit PwC et l’Urban Land Institute (ULI). 

Encore mieux : « près de la moitié des personnes interrogées pensent que la confiance continuera d’augmenter en 2022 en matière de perspectives futures des entreprises immobilières (52 %), de rentabilité (49 %) et d’effectifs (53 %) ».

S’agissant des « prévisions de rendement pour 2022 », elles « sont plus élevées qu’il y a un an, soutenues par une demande forte et continue des investisseurs, une disponibilité de la dette et des fonds propres abondants, même si des différences notables sont observées entre les types d’actifs, à savoir ceux qui ont eu une bonne performance pendant la pandémie et ceux qui en ont considérablement souffert » soulignent PwC et l’ULI, notant, cependant, que « cet optimisme est lié au retour à un climat des affaires plus normalisé à court terme, mais masque une forme d’incertitude et de volatilité à moyen terme »… Pour ce qui est du court terme, « les incertitudes les plus marquées du secteur concernent la cybersécurité pour 67 % des personnes interrogées, suivie par l’inflation (59 %) et les taux d’intérêt (55 %). De plus, les problématiques les plus préoccupantes pour les entreprises immobilières pour 2022 sont les coûts de la construction et la disponibilité des ressources (88 %), la disponibilité de terrains et d’actifs exploitables (66 %), ainsi que les exigences de durabilité et de décarbonisation (61 %) ». Résultat : « face à ce contexte, 59 % des répondants envisagent de privilégier l’achat net d’actifs immobiliers (55 % l’année prochaine), confirmant, d’une part, le facteur de confiance et, d’autre part, l’attrait inhérent de l’immobilier par rapport aux autres catégories d’actifs ».

Autre information encourageante : si « Londres arrive en tête du classement général en termes d’investissement et de développement dans le classement des villes européennes, en passant devant Berlin pour inverser les deux premières places par rapport à l’année dernière », selon cette étude, « les investisseurs auront toujours un grand attrait pour Paris qui conserve sa place dans le top 3. Considérée comme le plus grand marché de bureaux d’Europe continentale, la Capitale abriterait aussi le plus grand nombre de sièges sociaux d’Europe. Les Jeux Olympiques de 2024 représenteraient, par ailleurs, un excellent levier de croissance pour la ville et pourraient stimuler l’investissement. Toutefois, un enjeu subsiste : obtenir des financements pour les départements alentours qui ne bénéficient pas de la même attractivité que Paris »…

De quoi renforcer la détermination des professionnels hexagonaux !

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