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Bernard Devert (Habitat et Humanisme) : « dans ce stop à la guerre des stups, l’acte de construire a sa place »

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le 10 Mar 2021

Dans son nouveau point de vue, le président d’Habitat et Humanisme pointe du doigt la déshumanisation dans certaines banlieues, constituées de quartiers où la drogue circule « en veux-tu, en voilà », où les bandes rivales s’opposent et s’entretuent juste pour un regard… « Préparer la paix, c’est mettre en œuvre un programme qui, quoi qu’il en coûte, sera toujours moins onéreux que de laisser des cités occupées par des trafiquants avec lesquels aucun « armistice » ne saurait être signé. Ils sont les ennemis de nos valeurs ». Bernard Devert lance, une nouvelle fois, un appel aux « Acteurs d’Humanité »…

Il nous souvient de cet adage, « si tu veux la paix, prépare la guerre ». Quelle préparation, accumuler des armes ou apprendre à désarmer en vue de détruire les murs de l’indifférence et de l’égoïsme.

Egoïsme, dites-vous ! Ce mot ne saurait avoir un droit de cité tant il relève d’un ancien monde, celui des moralistes.

Seulement, dans les cités, la guerre fait rage entre les bandes de quartiers différents qui tentent d’imposer leurs lois scélérates pour mieux « marchandiser » l’interdit de ces drogues qui non seulement abiment la vie, mais ôtent aussi l’énergie et l’audace de mener ce seul combat qui vaille : devenir des hommes libres.

Les profits de la drogue, estimés à près de 3 milliards d’euros, s’adaptent à la crise du Covid à frais nouveaux et au prix d’armements lourds qui « parlent » fort pour que cette économie, dite souterraine, ne perde rien de sa voracité.

A vouloir couper les langues qui osent parler de morale, les couteaux sortent et leurs blanches lames ne font couler que les larmes des mères de ces adolescents trouvant la mort dans ces luttes tragiques, ignobles et imbéciles.

Cette guerre enrôle des paumés qui, confrontés aux murs des iniquités, abandonnent toute idée d’avenir, considérant que cette Société ne sera jamais la leur. Un autre interdit qui, silencieux, est ô combien destructeur.

Le désarroi de ces êtres perdus est le boulevard des malfrats qui les recrutent pour placer la drogue, demandant aux plus jeunes de surveiller les déplacements des forces de l’ordre afin de s’assurer de l’impunité de leurs tristes manœuvres.

Ces grandes barres, ces tours si déshumanisantes deviennent l’abri de ces bombes qui, sans retard, explosent dans un face-à-face entre bandes composées désormais d’enfants.

Préparer la paix, c’est bâtir un avenir. Il ne s’envisage que si des éclats de lumière en éveillent le possible.

Tolstoï rappelle que ce n’est pas la violence mais le bien qui supprime le mal.

Que de constructions n’avaient d’autre finalité que de loger, entasser, oubliant que l’être ne vit que s’il dispose non seulement d’un espace plus personnel, plus intériorisé qui a pour nom l’habitat, mais aussi d’un environnement où le beau, vecteur du bien, trouve sa place.

« Des machines à dormir » se sont dressées sans goût et sans grâce, mais des bastions sordides se sont réveillés derrière des murs lépreux, faisant ici et là régner mépris et colère, comme le souligne le film « Les Misérables ».

La misère met à terre des hommes et des femmes, mais il faut encore que des individus cupides les utilisent dans leurs sombres desseins.

Oui, préparer la paix, c’est mettre en œuvre des programmes qui, quoiqu’il en coûte, seront toujours moins onéreux que de laisser des cités occupées par des trafiquants avec lesquels aucun « armistice » ne saurait être signé.

Une voie s’impose, déconstruire ces « casernes » pour offrir un réel habitat, attentif à la beauté, en suscitant des emplois pour que ces nouvelles villes se révèlent la chance d’un renouveau sociétal : bâtir un tissu social, signe d’une mosaïque et non de l’uniformité lugubre que revêtent trop de ces quartiers perdus pour la République.

Un mot magnifique fait aujourd’hui consensus, celui de sens. Que de jeunes – et pas seulement – sont prêts à s’engager pour s’investir pour faire advenir un monde plus humain.

Acteurs d’Humanité, au sein du Mouvement Habitat et Humanisme, s’inscrit dans cette perspective. Vous qui nous lisez, nous entendez, rejoignez-nous.

Bernard Devert
Mars 2021

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 20/09/2021

Bureaux en régions : des signes encourageants…

Les marchés tertiaires régionaux semblent plutôt bien évoluer.

S’agissant du premier d’entre eux, en l’occurrence celui de Lyon, une récente étude signée Brice Robert Arthur Loyd met en avant une demande placée à fin juin de 126 523 m2, en hausse de 34 % par rapport au 1er semestre 2020, cependant « à relativiser puisqu’un mega deal de plus de 28 000 m2, signé par l’EM Lyon, a été comptabilisé à Gerland ». Il n’empêche que le nombre de transactions est également en hausse de 34 % à 246 et que le loyer « prime » atteint 340 euros (HT, HC) du mètre carré, contre 320 euros (HT, HC) du mètre carré au 1er semestre 2020. « Sur le terrain, nous constatons que les entreprises ont le souhait d’aller de l’avant et de concrétiser leur projet immobilier, tout en ayant pleinement conscience qu’elles devront adapter leur consommation de mètres carrés à l’émergence des nouvelles façons de penser le « bureau » : télétravail, « desk sharing »… » souligne Jonathan Garcia. Le consultant associé ajoute : « les mesures d’accompagnement proposées par les bailleurs sont également revues : durée d’engagement adaptée, possibilité de restitution de surface par anticipation, franchise de loyer… Ces mesures adaptées au contexte actuel permettent de maintenir l’équilibre des valeurs »…

Plus généralement, « le marché des bureaux en régions montre des signes encourageants de reprise dans un contexte de crise sanitaire » affirme BNP Paribas Real Estate, faisant valoir un volume de 730 000 m2 placés dans ce créneau du marché tertiaire au cours du 1er semestre, en hausse de 35 % par rapport au 1er semestre de l’année dernière. Un volume qui « est même supérieur au niveau enregistré en 2016, par exemple, et affiche une progression de 6 % en comparaison à la moyenne sur dix ans » précise Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction France, en charge du pôle régions.

Pour ce qui concerne les principales tendances de ce marché, « les transactions dans le neuf tirent leur épingle du jeu avec une progression de 45 % », sachant que le seconde main reste majoritaire et représente plus de la moitié des transactions, « avec une croissance de 29 % par rapport au 1er semestre 2020 ». Par ailleurs, « les transactions de grandes surfaces (supérieures à 5 000 m²) sont de retour sur un marché dominé dernièrement par les petites et moyennes surfaces » précise BNP Paribas Real Estate, soulignant qu’« avec près de 107 000 m² placés, le volume de transactions de grandes surfaces enregistre une hausse significative de 38 % par rapport au 1er semestre 2020 »… Si Lyon reste en tête des marchés tertiaires régionaux, « Lille se positionne en 2ème place avec 80 000 m² placés, soit une légère progression de près de 1 %. Aix/Marseille monte sur la troisième marche du podium avec un volume de transactions qui progresse de 10 %. De son côté, Nantes totalise près de 67 000 m² placés, soit une hausse significative de 74 %. Montpellier crée la surprise avec un volume de transactions presque trois fois plus élevé que l’an dernier passant devant Bordeaux (+32 %) et Toulouse (+46 %) ».

Quant aux perspectives, « pour la fin de l’année 2021, nous sommes plutôt confiants » affirme Jean-Laurent de La Prade. « D’une part, les indicateurs macro économiques en régions sont très bien orientés et surperforment l’Ile-de-France, notamment sur l’Arc Atlantique, la région Rhône-Alpes et le bassin méditerranéen. D’autre part, la demande exprimée auprès de nos équipes a augmenté de 22 % en volume et de 43 % en nombre par rapport au 1er semestre 2020. Enfin, les régions représentent une vraie alternative pour les salariés qui privilégient de plus en plus un bon équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle et pour les entreprises qui y trouvent des loyers plus attractifs ». Au final, « nous anticipons un atterrissage autour de 1,55 million de mètres carrés d’ici fin 2021, soit légèrement en-dessous de la moyenne des cinq dernières années qui s’élève à 1,65 million de mètres carrés »…

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