Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Logement > Points de vue > Bernard Devert (Habitat et Humanisme) : « ce...

Bernard Devert (Habitat et Humanisme) : « ce toit qui manque signe l’appel d’une fraternité à bâtir »

Points de vueLogement

le 27 Mai 2021

Bernard Devert ne peut que saluer la décision prise par la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, de reporter la date de la trêve hivernale au… 31 mars 2022. Mais, pour le président d’Habitat et Humanisme, ce n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin et les logements vacants, « encore trop nombreux », peuvent être une réponse à cette injustice pour les « privés de toit »…

Ces jours d’après, Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, les ouvre par un acte d’humanisme, un soin à l’égard des plus fragiles, conduisant à reporter au 31 mars 2022 la fin du dispositif hivernal.

Déjà, cette trêve avait été déplacée du 31 mars au 1er juin. Impensable d’ajouter encore à la crise sanitaire une autre crise : plus de 200 000 de nos concitoyens se seraient trouvés alors, sans cette décision, confrontés, voire condamnés à la rue.

Cette « peine », comment ne pas l’abolir pour ne point oublier que les trottoirs sont meurtriers. Un sursis de 10 mois est donné pour que l’espoir ne soit pas « guillotiné » !

Un temps pour agir afin que les « privés de toit » le trouvent.

Comment rester indifférents au sort des plus vulnérables de notre Société alors que des logements existent en plus grand nombre encore. Seulement, ils sont inoccupés, vacants !

Inutile et même dérisoire d’accuser leurs propriétaires de cupidité, d’insensibilité. Nombre d’entre eux sont âgés, sans ressources pour entreprendre les travaux nécessaires à la location ou encore démunis pour effectuer les démarches parfois lourdes aux fins de bénéficier d’aides financières.

Ce serpent de mer qu’est la vacance des logements, sujet rebattu et rebelle, trouve désormais sa solution dans le cadre d’une convention tripartite entre l’Etat, le propriétaire-bailleur et les associations qui, dans le cadre de l’économie solidaire, mobilisent des financements.

Que des personnes ne puissent disposer d’un « chez-soi » est une situation insupportable. Il nous faut l’éradiquer. La nonchalance à l’égard de ce drame est une faute sociale qui n’est pas sans assombrir et contredire les valeurs qui nous réunissent.

L’un des frères Karamazov dit qu’avant de rechercher un sens à la vie, il faut aimer la vie. L’aimer n’est-ce pas déjà lui donner du sens pour ne pas vouloir simplement être heureux, seul, mais permettre aussi à d’autres de l’être.

Cette perspective suscite alors des relations humanisées, une espérance qui, éloignée des discours, conduirait à vibrer à cette fraternité évoquée par Victor Hugo :

« Je rêve l’équité, la vérité profonde, l’amour qui veut, l’espoir qui luit, la foi qui fonde,

… Je rêve la douceur, la bonté, la pitié, et le vaste pardon. De là ma solitude ».

J’entends des voix qui s’élèvent et en appellent à la réquisition. Une Société ne change pas vraiment à travers les oukases, mais plutôt à partir d’une prise de conscience qui transforme les relations.

Là se trouve sûrement la clé de l’ouverture recherchée pour une société plus attentive à ceux qui en sont les oubliés pour n’avoir même pas de toit. Impensable… et pourtant.

Bernard Devert
Mai 2021

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/06/2021

Bureaux et logistique : des rendements toujours sous pression…

« Les rendements pour les actifs « prime » de bureaux et de logistique devraient poursuivre leur baisse à l’échelle européenne cette année, avec une compression respective attendue de 10 et de 25 points de base. Ils s’inscrivent donc toujours à des niveaux historiquement bas » fait valoir Savills dans une note ad-hoc.

Le conseil précise qu’ »en moyenne, les rendements des bureaux « prime » ont enregistré une légère baisse de 4 points de base sur un an au 1er trimestre 2021, à 3,58 %. Sur une base annuelle, ces rendements se sont tassés de 40 points de base à Oslo, de 30 points de base à Milan et de 20 points de base à Paris et Hambourg ».

Cependant, « en dépit des compressions observées au cours de l’année écoulée, des marchés comme Paris et Varsovie demeurent très attractifs. Ils affichent les valorisations les plus attrayantes d’Europe continentale, grâce à la résilience des loyers « prime », à la marge pour une légère compression supplémentaire des rendements et au niveau attractif du « spread » avec les taux obligataires ». En soulignant que « les rendements dans les centres d’affaires à Paris ont baissé au second semestre 2020 avant de se stabiliser à 2,75 % »…

Savills fait également valoir que « la plus forte compression des rendements s’observe dans le secteur de la logistique, reflétant l’impact des montants considérables de capitaux qui se disputent les rares opportunités proposées sur le marché. Les rendements « prime » dans ce secteur sont, ainsi, passés, en moyenne, de 4,5 % au premier trimestre 2020 à 4,3 % en fin d’année, avant d’enregistrer une contraction supplémentaire de 5 points de base au premier trimestre 2021, à 4,25 % ». Et Thomas Canvel, directeur opérationnel du département investissement de Savills France, d’ajouter : « la priorité des investisseurs demeure la recherche d’actifs de qualité. Les immeubles de premier plan dans l’ensemble des secteurs vont continuer de concentrer la demande ; cette concurrence devrait entraîner une nouvelle compression des taux de rendement »…

Mais, il existe un « potentiel de croissance pour la France » dans ce domaine de la logistique. C’est ce que relève Cushman & Wakefield dans son étude « Global logistics outlook ». Celle-ci « traite des perspectives mondiales de l’immobilier logistique en 2021 et au-delà » et propose, entre autre, un classement des marchés locatifs de 250 métropoles dans le monde à partir de deux critères que sont le niveau de loyer « prime » et son évolution entre 2019 et 2020. Parmi les résultats, « la France occupe une position intermédiaire entre l’Europe du nord et du sud (…) Les principaux marchés logistiques français se positionnent entre les rangs 115 à 195 sur les 250 observés. Il est donc légitime de parler de gap entre la demande exprimée et le niveau des loyers pratiqués dans l’Hexagone ». Ce qui fait dire à Alexis Bouteiller, directeur logistique utilisateurs chez Cushman & Wakefield, qu’ »au contraire de marchés plus matures en terme de valeurs locatives comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, le potentiel de progression des loyers français est encore largement devant nous »…

De même, dans son analyse, Savills note, à propos de la montée de la vacance dans le secteur des bureaux (« augmentation de 170 points de base, en moyenne, au cours des 12 derniers mois, pour s’établir à 7,1 % sur l’ensemble des marchés européens »), que « l’optimisme semble, toutefois, gagner les utilisateurs et plusieurs remises sur le marché de surfaces sont annulées ». Une tendance qui « est susceptible de s’amplifier au cours du premier semestre 2021 alors que les entreprises commencent à se projeter au-delà de la pandémie »…

De bonnes nouvelles en ces temps de rendements sous pression dans ces secteurs…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine