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Bernard Devert (Habitat et Humanisme) : « le logement, non pas une machine à loger, mais un écrin pour la vie »

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le 13 Oct 2021

Dans cette nouvelle chronique, le président d’Habitat et Humanisme met en avant l’inauguration d’un nouveau programme de logements, : neuf appartements au total, dans le centre de la ville de Bourges (18). Neuf logements qui ont trouvé preneurs. Pour Bernard Devert, « neuf familles pour lesquelles s’éveillait un inespéré ».

Vendredi 8 octobre, Habitat et Humanisme Cher-et-Indre avait le bonheur avec ses nombreux adhérents d’inviter, en présence des futurs occupants, le Préfet, les élus pour l’inauguration d’un nouveau programme dans le centre de la ville de Bourges.

Ce fut une fête pour le cœur et pour l’esprit.

Il fut rappelé la volonté de la propriétaire de l’hôtel particulier qui a légué ce magnifique joyau à notre Mouvement, dans la perspective d’offrir des logements « abordables ». Neuf appartements sont réalisés à un coût maîtrisé.

Aborder, le verbe signe un mouvement, une avancée. Ne parle-t-on pas d’aborder, d’accoster vers une autre rive, d’où ces paysages nouveaux qui subjuguent et ouvrent le champ des possibles ?

Habitat et Humanisme a joué son rôle de passeur pour que soit mis au passé le passif que sont ces profondes ruptures de liens.

Maurice Zundel souligne ce drame de la ghettoïsation, faisant dire à une personne fragilisée : « chez nous, on passe, on ne s’arrête pas ».

Le 8 octobre de 11 h à 19 h, que de personnes ont pris le temps de s’arrêter, chacune ne faisant pas mystère de sa joie d’aborder cette autre rive, la fraternité. Elle existe vraiment, nous l’avons une nouvelle fois rencontrée.

La joie de ces neuf familles, pour lesquelles s’éveillait un inespéré se faisait jour, nous a transportés vers un monde meilleur. Il se construit chaque fois qu’une attention est partagée à ceux qui n’en bénéficient pas, ou si peu.

Cet hôtel particulier, après une transformation réussie, garde sa singularité. Ce qui est particulier, loin de mettre à part, autorise tout au contraire de mieux habiter l’altérité pour accueillir celle de l’autre dans ce qu’il a d’unique ; la relation s’en trouve enrichie.

Le passage de l’individu à la personne est une des conditions de la relation et par-là même de la cohésion sociale. L’habitat est appelé à y contribuer, son rôle est même essentiel.

Bâtir est un acte de soin, il l’est tout particulièrement pour Habitat et Humanisme dont la mission est d’être proche des êtres blessés par la vie, ceux-là mêmes qui, trop souvent, ne parvenant pas à trouver leur place, restent au bord du chemin, finalement au bord des gouffres engouffrant tous les espoirs.

Que reste-t-il alors comme avenir ?

Le soin dans cette opération fut également celui de l’architecte, des artisans qui sont parvenus à réaliser un écrin, soulignant combien l’intime doit être protégé. N’est-ce pas précisément une des finalités de l’habitat ?

Parler d’un écrin, c’est évoquer un trésor. Il n’en existe pas de plus grand que l’homme.

En vous partageant ces quelques mots, vous comprendrez le sens de cette fête où chacun se sentait meilleur, habité par une fraternité, clarté de l’existence, laissant entrevoir une présence ; elle n’a pas à être nommée au risque d’une caricature venant l’assombrir.

Ce moment de grâce est celui d’un émerveillement, où chacun, tel le Petit Prince, est habité avec ses questions aussi déroutantes qu’envoûtantes, laissant pointer la gravité d’un appel et d’une reconnaissance : esprit de solidarité, quand tu nous tiens, les différences perdent de leur suffisance, permettant d’aborder un humanisme de communion.

Bernard Devert
Octobre 2021

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/10/2021

Investissement : vers une nouvelle compression des taux « prime »…

« Les volumes investis en immobilier d’entreprise en France affichent un niveau honorable dans le contexte actuel avec 15,2 milliards d’euros engagés sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (-17 % sur un an) » affirme Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, à propos des résultats du marché de l’investissement à fin septembre.

La société de conseil considère que « cette contreperformance s’explique notamment par la très forte baisse des transactions unitaires de plus de 100 millions d’euros avec seulement 32 opérations recensées depuis le début de l’année, contre 47 sur la même période de l’année 2020 ». Chez CBRE, on fait valoir qu’« après un deuxième trimestre timide, le marché reprend des couleurs au troisième trimestre, produisant un volume global légèrement au-dessus de 5 milliards d’euros ». Et Nicolas Verdillon, « managing director investment properties », de préciser que « cette reprise reflète l’amélioration des conditions techniques de transactions et démontre l’appétit durable pour l’immobilier d’entreprise ». Enfin, pour JLL, « avec 2,9 milliards d’euros investis, le marché francilien a connu un troisième trimestre plus dynamique que le deuxième (+37 %), mais toujours en net retrait par rapport aux performances traditionnellement observées ».

Un marché dans lequel « si le bureau reste, toujours et de loin, la classe d’actifs la plus plébiscitée par les investisseurs avec près de 9 milliards d’euros investis depuis le début de l’année, on note un ralentissement plus marqué (-24 % sur un an) » dixit Olivier Ambrosiali ; dans lequel le segment industriel et la logistique « reste incroyablement dynamique et les rendements n’ont jamais été aussi bas, reflétant la concurrence sur les rares opportunités » dixit Nicolas Verdillon ou encore dans lequel « le QCA arrive en tête des engagements avec près d’1,9 milliard d’euros (22 %), grâce notamment à 7 transactions de plus de 100 millions d’euros » dixit JLL.

Surtout, dans ce marché où « les opportunités restent variées » selon Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, la société de conseil n’a pas enregistré « de mouvement particulier pour les taux « prime » en bureaux au 3ème trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, à l’exception de quelques décompressions observées sur des secteurs présentant des niveaux d’offre élevés ou disposant essentiellement d’actifs de grande taille plus difficiles à financer. Le taux « prime » bureaux du QCA reste, ainsi, stable à 2,50 % ». Néanmoins, selon Olivier Ambrosiali, chez BNP Paribas Real Estate, « au cours des prochaines semaines, les taux « prime » pourraient connaître de nouvelles compressions, tout particulièrement sur le marché de la logistique. De son côté, malgré une accélération traditionnelle des cessions au cours du 4ème trimestre, les volumes investis en immobilier d’entreprise devraient connaître en 2021 une baisse de l’ordre de 10 % comparativement à 2020, retrouvant ainsi un niveau plus en adéquation avec leur moyenne long terme ». Un avis partagé par Nicolas Verdillon, pour qui, « la pression sur les taux de rendement se poursuit pour les actifs « prime » situés dans les secteurs établis, optimisant ainsi certaines valeurs vénales ». Cependant, le conseil note qu’« en revanche, pour les actifs au profil locatif et/ou environnemental incertains et situés principalement dans les secteurs secondaires, les taux de rendement subissent une dé-pression haussière, qui continue de rétablir une hiérarchie du risque alimentée par un marché très étroit »…

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