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Bernard Devert (Habitat et Humanisme) : « le sombre n’obscurcira pas la lumière »

Points de vueLogement

le 17 Nov 2020

« L’avenir incertain en raison de la crise sanitaire assombrit le climat social. Inutile de rappeler les autres risques qui s’ajoutent avec un obscurantisme brutal, dont le seul but est de créer peur et division. La Nation reste unie même si, ici et là, s’esquissent quelques tentatives visant l’instrumentalisation politique des crimes commis sur notre sol » : voici l’accroche d’un nouveau point de vue de Bernard Devert, président d’Habitat et Humanisme.

Le vivre-ensemble est mis à mal

Si les ombres sont bien présentes, puissent-elles ne point nous détourner des lumières dont notre Pays est le berceau. Quoi qu’il advienne – malgré ou à cause des obstacles – à chaque génération, se lèvent des femmes et des hommes déterminés à porter au zénith les valeurs de notre civilisation.

Il ne s’agit pas de se rassurer, mais d’assurer ceux qui font face à ces crises que leurs engagements sont décisifs et entendus comme tels. N’éclairent-ils pas pudiquement une fraternité vive, plus prégnante qu’on ne l’imagine.

Souvenons-nous, la forêt qui pousse fait toujours moins de bruit que l’arbre qui tombe.

Applaudis lors du premier confinement, tels les sauveurs contre un ennemi inconnu, les soignants connaissent au cours de la deuxième vague, un silence. Le Pays semble retenir son souffle : vont-ils tenir attendu les risques qu’ils courent, alors qu’ils sont épuisés. La pandémie dure depuis plus de 10 mois et a déjà causé la mort de plus de 40 000 personnes.

Les soignants veillent alors que nombre d’entre eux – notamment les auxiliaires de vie et les aides-soignants – n’ont pas de reconnaissance sociale ou si peu. Si ce n’est pas de la grandeur d’âme, alors, qu’est-ce que c’est ?

Dans cette attention à protéger, nombre d’acteurs publics et privés se mobilisent également pour que des personnes à la rue – qui ont pu en être arrachées le temps du confinement – trouvent un habitat pour répondre à cette obligation morale : zéro retour à la rue.

Que d’engagements, derrière ces mesures de protection. Personne ne se souviendra de ceux qui les mettent en œuvre, ou si peu ; ils savent que leur mission ne les conduit pas à se faire connaître mais que, face à un mal qui détruit, leur devoir est de faire surgir un autrement.

Que d’intelligences créatrices ouvrent l’avenir. Ne nous en étonnons pas. Si deux pouvoirs nous assaillent : le mal qui fait mal et conduit parfois à faire mal ; le temps qui use avec les lassitudes et les défections que cela entraîne, il y a un troisième pouvoir, celui du cœur. Il est bien là, d’où ces riches inattendus venant déminer ce qui semble perdu.

Ces lumières ne se voient pas encore, mais préparent avec patience, parfois dans l’incompréhension ou l’agacement des attentes, un avenir plus serein, plus humain.

Un couple turc, dont les parents ont émigré en Allemagne, est porteur des clés de la vaccination contre la Covid-19.

Avec le virus, nos idées de puissance ont cédé, laissant place à une fragilité imposée. Où est l’homme augmenté pour se voir condamné à porter des masques et à limiter tous ses déplacements.

L’engagement de deux chercheurs issus de l’immigration crée un réel espoir pour sortir de cette pandémie qui, partie de très loin et circulant de toute part, devrait trouver la fin de sa course folle grâce à ceux-là mêmes qui ne sont pas toujours les plus reconnus.

Une fois encore, la fraternité, cette belle lumière, crée la surprise et fait céder les barrières.

Bernard Devert

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 10/05/2021

Des perspectives de bon augure en régions…

Récemment, nous basant sur deux études conjoncturelles portant sur les marchés lyonnais et lillois, nous affirmions qu’elles « laissent à penser que les régions font parfois mieux que résister ».

En effet, tandis que la demande placée de bureaux a enregistré une baisse de 30 % en Ile-de-France au 1er trimestre, « le marché des bureaux en régions des six principales villes (Lyon, Lille, Nantes, Aix/Marseille, Bordeaux et Toulouse, ndlr) reste stable » sur la même période par rapport à l’année dernière souligne BNP Paribas Real Estate dans une nouvelle analyse.

Le conseil précise que « le volume global des transactions atteint 197 300 m2, soit une légère progression de 1 % sur un an à la même période ». Ou encore qu’ « avec un volume de transactions similaire au premier trimestre 2020, l’offre disponible à un an connait une hausse de 14 % sur un an et représente désormais 1,71 million de mètres carrés ».

Un constat qui « concerne aussi bien l’offre neuve (+22 %, soit 605 300 m²) que celle de seconde main (+10 %, soit 1,1 million de m²). Ce qui fait dire à Jean-Laurent de La Prade que « les bureaux devront répondre aux nouveaux usages afin d’attirer les salariés, en proposant une qualité architecturale irréprochable, avec des espaces extérieurs et un soin particulier sur le design ou encore le bien-être. Roof top et terrasses sont plébiscitées et deviennent a minima du « nice to have », sans oublier l’agilité avec des espaces réversibles et/ou des espaces de coworking qui permettent d’envisager de mixer le bail classique et le flex. Enfin, l’impact RSE est déterminant, tout comme l’inclusivité et l’ouverture sur la ville ».

Concernant les loyers, la société de conseil précise que « malgré le contexte de crise, les valeurs locatives en régions demeurent stables et ne fléchissent pas. On assiste, globalement, à une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives selon les qualités intrinsèques du bâtiment avec des mesures d’accompagnements qui sont en légère hausse pour atteindre parfois 15 % ». Et le directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction, en charge des régions, de conclure : « au-delà de ces chiffres très rassurants quant à la résilience de nos marchés, nous constatons que la demande exprimée auprès de BNP Paribas Real Estate au cours des trois premiers mois n’a baissé que de 13 % par rapport à l’an dernier, voire de seulement 2 % par rapport à la moyenne à cinq ans. Les mesures annoncées et la vaccination devraient accélérer la sortie de la crise et engendrer un rebond et un effet de rattrapage. Dans ce contexte, les perspectives d’évolution du marché des bureaux en régions sont de bon augure »…

Ce qui ne peut, très certainement, que réjouir un peu plus les dirigeants d’Inéa, par exemple, qui parient sur les marchés régionaux depuis plus d’une vingtaine d’années maintenant ! En effet, cette foncière qui se présente elle-même comme « spécialiste des bureaux neufs dans les principales métropoles régionales » peut faire valoir de beaux résultats, y compris en cette période de crise sanitaire : un chiffre d’affaires consolidé pour le premier trimestre en hausse de 12,6 %, après 7,4 % au 1er trimestre 2020, ou encore un taux d’encaissement des loyers du premier trimestre qui s’élève à… 99 % ! Et Philippe Rosio, son président, de déclarer que « les résultats enregistrés en ce début d’année confortent le positionnement de la société. Le taux de recouvrement des loyers et l’activité locative soutenue reflètent à la fois la qualité des locataires et l’attractivité des immeubles de bureaux neufs dans les régions ». Tout en soulignant que « le développement des métropoles régionales a été considérable : nouvelles infrastructures, nette amélioration de l’accessibilité (lignes de tramway et LGV) et, aujourd’hui, le haut débit. En 20 ans, ces villes ont connu un véritable boom démographique (+16 % en moyenne, voire +25 % à Toulouse, Nantes, Rennes ou Montpellier) »… Et la crise sanitaire et ses conséquences laissent supposer que ce n’est pas fini…

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