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JLL constate une dynamique intacte pour l’investissement logistique

ActualitésLogistique

le 29 Avr 2020

JLL dresse le bilan de l’investissement logistique au premier trimestre 2020 : alors que 2019 avait été une année record avec plus de 5 milliards d’euros investis, l’activité est restée dynamique au premier trimestre en dépit de la crise sanitaire et a vu un record de 18 transactions conclues, pour un total de 1,6 milliard d’euros investis.

La quasi-totalité des investissements ont été réalisés par des investisseurs étrangers, pour 41 % venus d’Allemagne, 28 % du Canada, tandis que les investisseurs français ne représentent que 3 % du volume.

Pour l’heure, le taux « prime » reste inchangé, à 4 %, mais JLL anticipe une réevaluation des taux en raison de la pandémie. « Si les actifs « core » devraient se stabiliser dans les mois à venir malgré la crise du Covid-19, le « pricing » des actifs « core + » ou « value add » devrait s’ajuster, notamment afin de suivre l’évolution du coût de financement » ajoute le conseil.

Le début d’année a pu se reposer sur un important réservoir de deals entamés au cours du second semestre 2019. Le 1er trimestre affiche, ainsi, un excellent résultat malgré la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui. Il n’en demeure pas moins que la crise est bien là et une baisse des volumes est à prévoir pour les mois à venir. S’il est aujourd’hui difficile de quantifier cette hypothétique baisse puisque les conditions de retour à une activité normale restent floues et que le marché souffre d’une réelle pénurie de produits à la vente, rien n’indique cependant que la tendance de fond et l’engouement croissant des investisseurs pour l’immobilier logistique devraient changer. Bien au contraire, la situation actuelle renforce les mouvements structurels des dernières années comme l’évolution de la consommation, la croissance du e-commerce, notamment pour le B-to-B, et la refonte des schémas de distributions de marchandises. Ainsi, la classe d’actif logistique est de plus en plus au cœur de la stratégie d’allocation des investisseurs.

Simon-Pierre Richard, directeur investissement logistique France de JLL

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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