Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Territoires > Actualités > Arrêt du projet de rénovation de la gare du...

Arrêt du projet de rénovation de la gare du Nord : la réaction de Ceetrus

ActualitésTerritoires

le 23 Sep 2021

Ceetrus, la société foncière du groupe Auchan, a réagi à l’annonce faite, mardi 21 septembre 2021, de l’arrêt du projet de rénovation de la gare du Nord. Une décision qu’elle juge unilatérale et non-concertée de la part de SNCF Gares & Connexions, son co-actionnaire dans ce projet.

La nouvelle a fait l’effet d’un petit séisme. Mardi 21 septembre 2021, SNCF Gares & Connexion a annoncé sa décision de rompre le contrat qui la liait à Ceetrus, la société foncière immobilière du groupe Auchan, dans le cadre d’un partenariat public-privé visant à rénover et agrandir la gare du Nord. Pour la SNCF, « la défaillance grave de son concessionnaire », à savoir Ceetrus, lui imposait ce choix. En cause : des coûts qui avaient explosé, atteignant 1,5 milliard d’euros (contre 600 millions prévus au lancement du projet en 2018), ainsi qu’un non-respect des délais de livraison.

Ceetrus a tenu à s’exprimer. Dans une lettre ouverte, la société dénonce la décision « unilatérale de son co-actionnaire, sans dialogue préalable ». Elle a aussi annoncé qu’elle n’acceptait pas ce renoncement.

La société a rappelé que pour l’ensemble de ses autres projets menés sur le sol européen, comme à Milan, en Italie ; à Vigo, en Espagne ou encore à Brasov, en Roumanie, tout s’était déroulé « à merveille », dans un climat de respect et de confiance mutuelle avec les autorité publiques. Ceetrus s’étonne ainsi de la tournure prise par les événements en France.

Le communiqué rappelle enfin que la société a mené une « concertation exemplaire » avec la Mairie de Paris et le quartier où se situe la gare du Nord, pour en faire un « projet ouvert et utile pour les citoyens, les riverains et les usagers ».

Anthony Denay

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/10/2021

Investissement : vers une nouvelle compression des taux « prime »…

« Les volumes investis en immobilier d’entreprise en France affichent un niveau honorable dans le contexte actuel avec 15,2 milliards d’euros engagés sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (-17 % sur un an) » affirme Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, à propos des résultats du marché de l’investissement à fin septembre.

La société de conseil considère que « cette contreperformance s’explique notamment par la très forte baisse des transactions unitaires de plus de 100 millions d’euros avec seulement 32 opérations recensées depuis le début de l’année, contre 47 sur la même période de l’année 2020 ». Chez CBRE, on fait valoir qu’« après un deuxième trimestre timide, le marché reprend des couleurs au troisième trimestre, produisant un volume global légèrement au-dessus de 5 milliards d’euros ». Et Nicolas Verdillon, « managing director investment properties », de préciser que « cette reprise reflète l’amélioration des conditions techniques de transactions et démontre l’appétit durable pour l’immobilier d’entreprise ». Enfin, pour JLL, « avec 2,9 milliards d’euros investis, le marché francilien a connu un troisième trimestre plus dynamique que le deuxième (+37 %), mais toujours en net retrait par rapport aux performances traditionnellement observées ».

Un marché dans lequel « si le bureau reste, toujours et de loin, la classe d’actifs la plus plébiscitée par les investisseurs avec près de 9 milliards d’euros investis depuis le début de l’année, on note un ralentissement plus marqué (-24 % sur un an) » dixit Olivier Ambrosiali ; dans lequel le segment industriel et la logistique « reste incroyablement dynamique et les rendements n’ont jamais été aussi bas, reflétant la concurrence sur les rares opportunités » dixit Nicolas Verdillon ou encore dans lequel « le QCA arrive en tête des engagements avec près d’1,9 milliard d’euros (22 %), grâce notamment à 7 transactions de plus de 100 millions d’euros » dixit JLL.

Surtout, dans ce marché où « les opportunités restent variées » selon Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, la société de conseil n’a pas enregistré « de mouvement particulier pour les taux « prime » en bureaux au 3ème trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, à l’exception de quelques décompressions observées sur des secteurs présentant des niveaux d’offre élevés ou disposant essentiellement d’actifs de grande taille plus difficiles à financer. Le taux « prime » bureaux du QCA reste, ainsi, stable à 2,50 % ». Néanmoins, selon Olivier Ambrosiali, chez BNP Paribas Real Estate, « au cours des prochaines semaines, les taux « prime » pourraient connaître de nouvelles compressions, tout particulièrement sur le marché de la logistique. De son côté, malgré une accélération traditionnelle des cessions au cours du 4ème trimestre, les volumes investis en immobilier d’entreprise devraient connaître en 2021 une baisse de l’ordre de 10 % comparativement à 2020, retrouvant ainsi un niveau plus en adéquation avec leur moyenne long terme ». Un avis partagé par Nicolas Verdillon, pour qui, « la pression sur les taux de rendement se poursuit pour les actifs « prime » situés dans les secteurs établis, optimisant ainsi certaines valeurs vénales ». Cependant, le conseil note qu’« en revanche, pour les actifs au profil locatif et/ou environnemental incertains et situés principalement dans les secteurs secondaires, les taux de rendement subissent une dé-pression haussière, qui continue de rétablir une hiérarchie du risque alimentée par un marché très étroit »…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine