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La SNCF met un terme au projet actuel de rénovation de la gare du Nord

ActualitésTerritoires

le 22 Sep 2021

Dans un communiqué de presse rendu public le mardi 21 septembre 2021 à 21h57, SNCF Gares & Connexions, la filiale du groupe ferroviaire en charge du projet de rénovation de la gare du Nord, a annoncé que ce dernier était enterré.

« Compte-tenu des dérives insupportables par rapport aux engagements contractuels, la SNCF ne peut que constater la défaillance grave de son concessionnaire et prononcer sa déchéance ». C’est par cette déclaration sans ambages que le groupe ferroviaire a définitivement remisé aux oubliettes son ambitieux projet de rénovation et de transformation de la gare du Nord.

Deux raisons principales ont présidé à cette décision : l’explosion du coût du projet, qui avait atteint 1,5 milliard d’euros (contre 600 millions programmés en 2018) et le non-respect des délais de livraison. En effet, alors même que la plus grande gare d’Europe devait être opérationnelle pour le coup d’envoi de la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de Paris en 2024, l’avancée du chantier laissait plutôt présager une livraison en 2026, au plus tôt.

Pas un centime d’argent public

Pour la SNCF, la responsabilité de ce divorce inattendu incombe à Ceetrus, la société foncière immobilière du groupe Auchan, qui avait été choisie pour financer le chantier et exploiter les commerces pendant plus de quarante ans. Associés au sein d’une structure maître d’ouvrage appelée StatioNord (66 % détenus par Ceetrus et 34 % par la SNCF), les deux principaux acteurs ne seront pas parvenus à mener leur projet de triplement de la surface de la gare jusqu’à son terme.

La Mairie de Paris, qui s’était jusqu’ici mise en retrait du dossier, a réagi en appelant à ne pas reporter la modernisation du bâtiment. Pourtant, la municipalité avait dès le départ dénoncé un projet pharaonique et trop commercial, ce qui avait eu comme conséquence que pas un centime d’agent public n’ait été injecté dans celui-ci.

Anthony Denay

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

La « divine surprise » Olivier Klein

Tout le secteur de l’immobilier, et singulièrement du logement, avait (très !) mal vécu l’absence de portefeuille ministériel à lui dédié. Amélie de Montchalin avait eu beau affirmer, pour rattraper le coup, qu’elle était « bien sûr » ministre du Logement, personne n’avait été dupe ou rassuré par cette absence.

Même si quelques voix, ici même, dont celles de Philippe Pelletier, ont douté de l’intérêt profond de l’existence d’un ministre « spécialisé », la nomination d’Olivier Klein a fait l’effet d’une « divine surprise » pour des professionnels souvent inquiets, à juste titre d’ailleurs.
D’abord car c’est un élu qui connaît sur le bout des doigts les questions du secteur : président de l’Anru depuis 2017 et maire de Clichy-sous-Bois, les sujets « logement » ne lui sont pas étrangers. Ensuite, autre bon signe, car l’intitulé du ministère comprend également la Ville, comme un écho au portefeuille de Jean-Louis Borloo, toujours ô combien regretté par le secteur (son Trophée du Jury aux « Trophées Logements et Territoires », 2021, l’a bien rappelé).
Reste à scruter maintenant les relations que le nouveau ministre délégué entretiendra avec Christophe Bechu qui, un mois après son entrée au Gouvernement, est promu en devenant ministre de plein exercice chargé de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Mais il faudra aussi s’intéresser aux rapports du ministre délégué avec l’Elysée, Matignon et Bercy, les trois pôles du pouvoir, sans le soutien desquels un ministre, aussi compétent soit il, est bien démuni…

Portrait

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